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Harcèlement envers une collègue: cet ex-agent correctionnel sous les verrous

David Guillemette
Photo Facebook David Guillemette

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Coupable d’avoir harcelé pendant six semaines une collègue de travail sur qui il fantasmait, un ancien agent correctionnel a écopé, mercredi, d’une peine d’emprisonnement de sept mois, et devra s’astreindre à une période de probation de deux ans.

Entre 2014 et 2016, David Guillemette, 28 ans, de Lévis, occupait un emploi d’agent correctionnel dans un établissement carcéral.

La victime travaillait également dans ce milieu où, comme l’a rappelé le juge Mario Tremblay, « la sécurité est une préoccupation constante ».

Deux ans après avoir quitté son emploi, Guillemette – qui souffre de problèmes de santé mentale et de consommation depuis plusieurs années – s’est mis à fantasmer sur son ancienne collègue ; il a publié sur sa page Facebook des messages dans lesquels il s’adresse à la victime ou y fait référence. 

« Il fait allusion à des meurtres et à des viols. Des photos d’une femme nue sont utilisées pour représenter la victime lors de certaines publications à caractère sexuel », a mentionné le président du tribunal dans le cadre de sa décision.

Six semaines de calvaire

En tout, les agissements de Guillemette se sont étirés sur une période de six semaines, soit du 1er décembre 2017 au 18 janvier 2018. 

« Quelques jours après les premiers gestes, l’accusé est hospitalisé pour traiter des symptômes psychotiques dans un contexte d’usage de stupéfiants. Il recommence à harceler sa victime dès sa sortie de l’hôpital. Il est arrêté en janvier 2018 et hospitalisé de nouveau », a mentionné le juge en précisant que le dossier psychiatrique de Guillemette faisait état « de psychose aiguë avec des hallucinations, de propos délirants et d’idées hétéros agressives ».

« Un équilibre »

Si la défense a plaidé que l’incarcération n’aiderait en rien à la réhabilitation de l’accusé, le magistrat a souligné qu’il ne pouvait être en accord avec cela. 

« On doit trouver un équilibre. Il ne peut prétendre ne pas connaître la nature des gestes qu’il a posés. Le risque de récidive est bien présent et les problèmes de santé mentale n’ont pas de lien direct avec le délit puisqu’il s’agit ici de fantasmes qu’il entretient envers la victime », a-t-il rappelé avant de condamner l’accusé. 

À la suite de sa détention, Guillemette devra respecter une période de probation de deux ans au cours de laquelle il lui sera interdit de consommer des stupéfiants, de communiquer avec sa victime et les membres de sa famille et d’y faire référence sur les médias sociaux.