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La Mauricie–Centre-du-Québec reste au rouge: les élus déçus

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La Mauricie–Centre-du-Québec reste en zone rouge malgré les indicateurs qui s'améliorent. Une décision qui engendre une déception et de l'incompréhension chez des élus de la région.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, n'a pas caché sa déception lorsque la nouvelle est tombée mardi soir en point de presse. Il comprend que les autorités veulent être prudentes. Par contre, il considère que les critères changent d'une semaine à l'autre. Dorénavant, il ne veut plus de faux espoirs, mais bien un portrait clair du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

«La directrice de la santé régionale avait laissé entendre qu'on devait atteindre un nombre exact de nouveaux cas par 1000 habitants et qu'on devait réduire le nombre d'hospitalisations. Nous avons atteint ces chiffres-là. Puis là, la Santé publique parle de nouveaux variants et des lits occupés à Nicolet. J'ai l'impression que les critères changent de semaine en semaine! Maintenant, on veut savoir à moyen et à long terme, quelles sont les perspectives. Quand on parle de cohérence dans le message, c'est de nous assurer qu'on nous donne un peu d'information au compte-gouttes et de laisser poindre de l'espoir auprès des gens et par la suite, il n'y a rien de pire que de les décevoir», a lancé le maire Angers.

«On oscille entre frustration et compréhension. On comprend la situation actuelle, on voit venir les nouveaux variants, on voit la possibilité d'une troisième vague, mais en même temps, on a tous l'impression d'avoir fait tous les efforts nécessaires. Encore hier, on voyait trois cas, donc c'est cette ambivalence-là qui nous laisse un peu perplexes», a commenté le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Des barrages routiers?

Québec a écarté une fois de plus l'option des barrages routiers. Une décision qui fait également réagir, mais comme la région est demeurée au palier 4 d'alerte maximale, les répercussions sont moins grandes.

«Il reste encore beaucoup de touristes et de motoneiges. On peut passer un peu partout, mais comme on reste en zone rouge et comme nous avons des cas dans la municipalité, j'ai l'impression que les barrages sont moins nécessaires. Mon discours serait différent si je devais protéger ma population, comme lors de la première vague», a souligné le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Restaurateurs impatients?

Dans le milieu de la restauration, les avis sont partagés. Ils avouent tous que les mets préparés ou les commandes pour emporter épongent les pertes financières, mais certains espèrent avoir le feu vert le plus rapidement possible. D'autres appellent à la prudence: ne pas ouvrir trop vite ni tout le monde en même temps.

«On respecte les décisions du gouvernement et je ne vais pas juger les choix qui sont faits. Par contre, sur le plan financier, c'est évident qu'on espère ouvrir le plus rapidement possible et on attend l'autorisation avec impatience», a indiqué le directeur marketing à la microbrasserie Le Temps d'une Pinte, Mathieu Martin.

«De notre côté, on préfère attendre de voir l'évolution des cas avec la semaine de relâche et l'arrivée des nouveaux variants. Ça serait encore plus catastrophique pour l'industrie qu'on ouvre les portes trop vite et qu'on doive fermer à nouveau pendant la période estivale. On aurait de la difficulté à se remettre d'une troisième fermeture», a souligné le directeur général du restaurant Le Buck, Martin Bilodeau.

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