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Une pétition pour la sauvegarde du presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse

Une pétition pour la sauvegarde du presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse
Photo courtoisie

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Heurtée par les propos «insensés» et «indignes» du maire de Saint-Michel-de-Bellechasse, une citoyenne lance une pétition pour la sauvegarde du vieux presbytère et du patrimoine de sa municipalité.

La pétition a recueilli près de 1500 signatures en moins de 24 heures, constate avec enthousiasme Catherine Langlois. La jeune mère de famille, résidente de Saint-Michel et urbaniste de profession, a été estomaquée par les propos du maire Éric Tessier dans le dossier du presbytère, qui fait couler beaucoup d’encre. 

Déclaration controversée

Au journal local La Voix du Sud, le maire a affirmé: «Actuellement, c'est tendance de parler de patrimoine, mais dans 20 ans, on ne se posera plus la question parce que les tenants de ce discours ne seront plus là ou auront perdu la mémoire.» 

Pour Mme Langlois, ce discours est «indigne d’un maire», surtout dans une municipalité patrimoniale comme Saint-Michel, qui compte un peu plus de 1800 âmes. «C’est fascinant qu’un maire qui est à la tête d’une municipalité qui est aussi reconnue pour son patrimoine dise des propos aussi insensés.» 

Elle a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et d’agir contre ce discours «outrant». Elle a lancé, mercredi, une pétition sur le site change.org. Elle a invité ses concitoyens à «démontrer au maire de Saint-Michel-de-Bellechasse qu['ils ne sont] pas d'accord avec sa position et que la protection [du] patrimoine culturel est un devoir pour [eux]-mêmes, mais aussi pour les générations futures». 

Développement

Mme Langlois insiste sur le fait que le patrimoine est un moteur de développement économique. Elle a elle-même choisi Saint-Michel en raison du milieu de vie et de sa richesse historique, raconte-t-elle. 

«On a un maire qui est plutôt gestionnaire. Mais il a l’air d'oublier que les gens viennent nous visiter parce que c’est beau, Saint-Michel. Le maire est à cheval sur les chiffres. Il dit qu’il a une usine [de traitement des eaux] à construire. Mais l’un n’empêche pas l’autre.» 

Fabrique 

Après une mésentente sur la renégociation d’une clause du contrat de vente datant de 2017, la municipalité tente de forcer les derniers locataires à quitter le presbytère. La date butoir du 17 février a été repoussée au 15 mars, a indiqué le directeur de la paroisse Saint-Benoît, Simon Noël. Les citoyens s’inquiètent de la suite. Le maire n’a pas voulu dévoiler ses intentions, mais assurait la semaine dernière que la démolition n’était pas envisagée. 

Catherine Langlois a aussi signé une lettre ouverte qu’elle adresse directement au premier élu de sa municipalité. «Monsieur Tessier, on va s’en souvenir!» écrit-elle. 

Pour lire la lettre complète de Catherine Langlois, cliquez ici.