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Une version 2.0 pour la pièce Les Hardings offerte à Télé-Québec

Les Hardings
Photo courtoisie, Télé-Québec

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Deux semaines après avoir présenté La Face cachée de la lune, Télé-Québec récidive avec la pièce de théâtre Les Hardings. Cette pièce est inspirée par la tragédie ferroviaire qui a fait 47 victimes le 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

La pièce d’Alexia Bürger avait été présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, à La Bordée et chez Duceppe en 2018, 2019 et 2020.

Les Hardings, qui met en vedette Martin Drainville, Patrice Dubois et Bruno Marcil, devait, à l’origine, partir en tournée, cet automne, au Québec, en Ontario et à Vancouver, avec une toute nouvelle distribution. La tournée a été remise à 2022.

Présentée vendredi soir à 22 h et dimanche à 20 h 30, la pièce raconte les destins croisés de trois hommes qui portent tous le nom de Thomas Harding.

On retrouve le Thomas Harding, cheminot, qui était aux commandes de la locomotive, un assureur américain spécialisé dans les compagnies pétrolières et un professeur néo-zélandais. 

Les Hardings est une réflexion sur la responsabilité collective et individuelle. 

Éléments de graphisme

Contrairement à La Face cachée de la lune, présentée en direct, Les Hardings a été enregistrée en studio.

« Télé-Québec m’a approché avec une volonté de vouloir faire quelque chose de différent et avec une intention était de réinventer la forme théâtrale du spectacle d’origine. C’est du télé-théâtre 2.0 », a lancé Alexia Bürger, lors d’un entretien.

Cette version des Hardings a été tournée en studio avec les contraintes de la COVID-19. Des séquences ont aussi été filmées sur un chemin de fer désaffecté à Montréal.

« Il y a eu très peu de changements, sauf en ce qui concerne la forme de la pièce. Certains passages ont été écourtés pour des raisons de format. Une artiste visuelle a ajouté des éléments de graphisme et c’est visuellement magnifique », a fait remarquer Alexia Bürger.

L’auteure ne croyait jamais que sa pièce ferait un jour l’objet, en raison de sa forme très théâtrale, d’une diffusion à la télévision.

« Nous sommes encore au bégaiement de se questionner et de comprendre ce qui est intéressant comme forme. Et ça, c’est quelque chose d’excitant. Et en même temps, il n’y a jamais rien de rien qui va remplacer une représentation en direct devant public. Je pense que ça va faire avancer les choses avec les gens de télé qui s’y penchent et les gens de théâtre qui se questionnent », a-t-elle fait remarquer.