/news/currentevents
Navigation

L’opposition veut investir 3 M$ pour la prévention des armes à feu

GEN-Distribution de masques dans l'arrondissement de Montr�al Nord
Photo d'archives Christine Black, Mairesse de Montréal-Nord

Coup d'oeil sur cet article

L’opposition officielle à Montréal demande à la mairesse Valérie Plante d’investir 3 millions $ pour endiguer la flambée de violence par armes à feu dans l’est de l’île.

« On est dans l’urgence. Il faut que les sommes atterrissent maintenant. On n’a pas besoin d’attendre l’argent de Québec et Ottawa », estime la mairesse de l’arrondissement de Montréal-Nord, Christine Black. 

L’élue d’Ensemble Montréal déposera une motion au conseil municipal lundi pour que 3 M$, un « montant raisonnable » selon elle, soient envoyés aux arrondissements du nord-est de l’île et aux organismes communautaires. 

Avec la pandémie, les organismes qui interviennent auprès des jeunes ne peuvent pas être aussi présents, rappelle Mme Black. 

« Ce réseau social autour des jeunes manque beaucoup. Ils sont plus laissés à eux-mêmes et sont plus propices de tomber dans des groupes près de la criminalité », juge celle qui a œuvré dans le milieu communautaire avant d’être en politique. 

Elle souhaite que de l’argent soit investi non seulement chez elle, à Montréal-Nord, mais aussi à Rivière-des-Prairies, Ahuntsic, Saint-Michel et Saint-Léonard.

C’est dans ce dernier quartier que Meriem Boundaoui, 15 ans, a été tuée par balles le 7 février.

Plus de transparence

Le parti de Mme Black demande aussi que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) publie des données sur les crimes par armes à feu sur une carte interactive en ligne, accessible à tous les citoyens, comme le fait Toronto. 

À Montréal, la police diffuse certaines données sur les crimes, mais il n’est pas précisé si des armes à feu ont été utilisées. De plus, les altercations armées ne sont pas déclarées, sauf s’il y a eu un décès. 

« Un portail permettrait d’avoir l’heure juste. Avoir accès à ces informations permet de comprendre la criminalité. Ce ne sont pas seulement les décès qui doivent être des indicateurs », juge Mme Black.

La semaine dernière, la responsable de la sécurité publique de l’administration Plante, Caroline Bourgeois, s’est dite prête à regarder avec le SPVM pour qu’il publie davantage de données sur les armes à feu.

Déjà une motion unanime

Ce n’est pas la première fois que les élus montréalais exigent plus de transparence de la part de leur police dans ce dossier. 

À la fin 2019, le conseil municipal demandait dans une motion unanime que le SPVM « diffuse des données précises sur le nombre de meurtres et de crimes dus aux armes à feu ».

Mais cela ne s’est pas encore concrétisé. 

« Avec l’actualité, on veut remettre le dossier dans les priorités », affirme Mme Black.