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«Téléroman»: incursion dans les coulisses de la télé

GEN - CHRISTINE LAMER
Photo Martin Alarie Christine Lamer.

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Comédienne sur les planches et au petit écran, auteure à succès, Christine Lamer connaît l’univers de la télévision comme pas une. Elle présente à ses lecteurs une savoureuse incursion dans les coulisses de la télé dans sa nouvelle série, Téléroman. En 1958, à Montréal, la télé apparaît comme un rêve. Mais qu’en est-il en coulisses ? La réalité est-elle aussi belle qu’on veut nous le faire croire ? Faut-il se battre pour faire sa place sous les « spotlights » ?  

L’héroïne de cette série, Marie Jolicoeur, rêve nuit et jour de faire de la télé. Elle est tenace et rien ne l’empêchera d’atteindre son but. Après des débuts chaotiques et une audition complètement ratée à Radio-Nationale, sa carrière démarre en flèche grâce à sa participation dans une publicité de cigarettes.

Marie Jolicoeur devient alors Marie Joli... et animatrice vedette pour la station Télé-Populaire. Marie Joli est une reine dans sa ruche, mais devra travailler fort pour garder sa place. Être une femme dans un milieu d’hommes n’est pas facile et elle le découvrira bien assez vite.

Une enfant de la télé

<strong><em>Téléroman, Saison 1</em><br>Christine Lamer</strong><br>Éditions Hurtubise<br>368 pages<br>En librairie le 17 février
Photo courtoisie
Téléroman, Saison 1
Christine Lamer

Éditions Hurtubise
368 pages
En librairie le 17 février

Christine Lamer s’est beaucoup amusée à écrire ce roman qui décrit un univers qu’elle connaît comme le fond de sa poche. « C’est sûr que je me suis inspirée de ce que j’ai vécu, mais ce n’est pas inspiré du tout de ma vie, au départ », dit-elle, en entrevue. « J’ai complètement inventé le personnage de Marie Jolicoeur qui rêve, comme beaucoup d’ailleurs, de se retrouver dans la boîte à images. »

Elle a baigné très jeune dans le merveilleux monde de la télé. « Mon père était réalisateur à Radio-Canada, donc, très jeune, j’ai mis les pieds dans un studio. J’ai grandi avec ça et je suis une enfant de la télé. Mon parcours a fait que j’ai travaillé avec bon nombre d’acteurs et d’animateurs, et j’ai également travaillé d’un poste à l’autre. Alors on peut voir la différence ! »

Ses souvenirs lui ont été utiles. « J’ai imaginé des trucs qui ne sont vraiment pas arrivés et d’autres qui sont vraiment arrivés, que j’ai vécus ou qui ont été vécus par d’autres, dans le roman. »

Ramer dix fois plus

Marie Joli est-elle assez typique des femmes qui étaient dans cette situation, à l’époque ? « Bien sûr ! À l’époque, la télévision était dirigée par des hommes et il fallait se démarquer, ramer dix fois plus pour se faire une place, pour se faire valoir, se faire un nom. Ce n’était pas évident, au début. Vraiment pas évident. »

Christine Lamer raconte les coulisses du petit écran – le making of. « C’est ça que je soulève. Mon but, c’était de dévoiler un peu ce qui se passe derrière les caméras, d’avoir un regard amusé aussi. C’est loin d’être du règlement de comptes ! Je parle de la vie amoureuse de Marie Joli. »

La romancière rappelle que le cinéma était très important lorsque la télé est arrivée dans la vie des gens. « Les gens croyaient qu’on les voyait, qu’on les reconnaissait ! C’était spécial. Et au début, ce n’est pas tout le monde qui avait la télé. »

La célébrité

Passer à la télé, c’était sortir de l’anonymat, et Christine Lamer a vécu cela. « Quand j’ai commencé à être connue, ça a été un peu le choc, mais j’étais loin d’être comme la Marie Joli du roman. Beaucoup de stars, de vedettes ont besoin de se faire reconnaître, de se faire dire qu’ils sont bons, qu’ils sont fins, qu’ils sont beaux. »

Elle a poussé le personnage de Marie Joli au maximum. « Il y en a qui sont comme ça : ils ne peuvent pas vivre sans être à la télé, sans travailler, et veulent être adulés par le public. C’est comme une drogue. » 

EXTRAIT 

« Chaque samedi soir à l’émission Jeunesse à gogo, le grand studio de Télé-Populaire vibrait au son de la musique yé-yé et des cris des jeunes fans en pâmoison devant leurs vedettes préférées. À chaque semaine, de nouvelles voix perçaient le marché du disque et crevaient le petit écran. Il y avait aussi une flopée de groupes dans la mouvance des formations britanniques, tels les Beatles et le Dave Clark Five. Les Classels se démarquaient des autres tant par la blancheur de leurs accoutrements que par leur répertoire. » 


  • Christine Lamer est comédienne, animatrice et auteure.  
  • Elle a joué dans de nombreux téléromans tels que L’or du temps et Marisol, a personnifié Bobinette pendant plus de douze ans et a animé plusieurs émissions de télévision et de radio.  
  • Elle joue toujours pour le théâtre et écrit à temps plein. 
  • Elle participe à un projet pour la LNI, appelé Focalisation Zéro.