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30 nouveaux logements pour le Piolet à Vanier

L’organisme veut étendre sa mission à Québec

Le Piolet
Illustration courtoisie Une esquisse du futur centre d’hébergement du Piolet, qui sera situé au 820 boulevard Wilfrid-Hamel.

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L’organisme communautaire Le Piolet a entamé la construction d’un nouveau centre d’hébergement de 30 logements au coût de 8,5 millions $ afin d’étendre sa mission dans un autre secteur de Québec.

Le deuxième point de service de l’organisme de bienfaisance sera situé au 820 boulevard Wilfrid-Hamel, soit dans le secteur Vanier.

Les logements, des studios et des 3 1/2, seront tous autonomes et seront destinés aux jeunes de 18 à 35 ans. Un logement pour personne à mobilité réduite a aussi été prévu au rez-de-chaussée. Il comportera également un local communautaire accessible aux jeunes de 16 à 35 ans. L’ouverture est prévue pour novembre.

« Le Piolet a développé de bonnes compétences en accompagnement des adultes en difficulté et on voulait étendre nos services à d’autres localités », explique son directeur général, David Boivin.

« Le logement social pour jeune adulte à Québec est problématique, poursuit-il. Il n’y a pas beaucoup de solutions pour les jeunes qui vivent de l’errance ou de l’itinérance. Et Vanier apparaissait clairement dans les secteurs qui avaient le plus besoin de services d’accompagnement de jeunes adultes. »

Réinsertion par la restauration

Sur la rue Racine, dans le secteur Loretteville, Le Piolet offre déjà un local communautaire et l’hébergement transitoire.

Mais l’organisme est surtout connu pour son resto-école. Son but est de faciliter l’insertion de jeunes exclus du marché du travail en les formant au milieu de la restauration.

« On aide actuellement environ 400 jeunes par année. Une trentaine en hébergement avec nos 22 logements, une cinquantaine en réinsertion (resto-école) et plus de 300 fréquentent notre milieu de vie (local communautaire) », estime M. Boivin.

Le local communautaire offre aux jeunes de rencontrer un intervenant. Ils peuvent aussi y manger gratuitement et pratiquer des activités récréatives.

« Le spectre de notre clientèle est large, ajoute-t-il. Nous accueillons des jeunes arrivant de la DPJ, qui ont eu des troubles d’intimidation, des problèmes d’apprentissage, certains handicaps, qui vivent de l’anxiété, et puis des immigrants, des autochtones... »

Cinq intervenants psychosociaux seront embauchés pour faire fonctionner le nouveau centre d’hébergement de Vanier.

36 mois d’accompagnement

Si le financement de la construction n’a pas été trop compliqué à boucler, celui d’assurer le budget de fonctionnement l’est davantage, fait remarquer son directeur général. « On est là-dedans. Je dois m’assurer qu’en novembre on aura l’argent nécessaire ».

Les jeunes peuvent passer jusqu’à 36 mois en hébergement. Ils bénéficient de l’accompagnement d’un intervenant dont chacun a la responsabilité de 10 logements.

« Les jeunes rencontrent leur intervenant de façon régulière. Chacun a un plan d’action. Ça peut être un retour à l’école, trouver un emploi, retrouver sa santé physique ou mentale. Il y a des thèmes de formation pour la vie en logement, la gestion du quotidien, l’hygiène, la sexualité, le budget, par exemple. L’intervenant va l’outiller pour l’aider à développer ses compétences ».