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Aide médicale à mourir: il faut l’avis de la Cour suprême

Lettre au procureur général du Canada et ministre de la Justice, David Lametti

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Cette semaine, le Parlement adoptera le projet de loi C-7 sur l’aide médicale à mourir, et ce, avec ou sans amendement. À moins que le gouvernement n’obtienne un nouveau délai de quelques semaines, ce qui est peu probable.

Immédiatement après l'adoption, par compassion et pour une clarté juridique optimale, nous vous exhortons à demander à la Cour suprême son avis sur la nouvelle loi.

Cet avis sera des plus nécessaires et des plus éclairants pour les étapes et les travaux ultérieurs, ainsi que lors de la révision de la loi, comme prévu lors de son adoption en juin 2016, c’est-à-dire l’été prochain.

Éviter le ping-pong constitutionnel

Sans cet avis de la Cour suprême, le ping-pong constitutionnel reprendra de plus belle. Loin du mieux et loin du meilleur. 

Les finissants de la vie, leurs proches, leurs soignants et leurs établissements de soins méritent tellement ce qu’il y a de mieux. Ils ont beaucoup besoin de ce qui leur apporte respect, sécurité, sérénité, solidarité et clarté juridique.

Vous pouvez mieux honorer la vie et les personnes vivantes, éclairées et libres, ainsi que leurs proches et leurs soignants. Comment? En demandant officiellement l’avis de la Cour suprême sur C-7, immédiatement après son adoption. Nous vous en serions grandement reconnaissants, et cela honorerait davantage la vie politique.

Merci de vous attarder à cette noble cause du mourir plus éclairé, plus libre, plus humain, plus compatissant, plus solidaire et plus digne.

Recevez toutes nos salutations,

Yvon Bureau, travailleur social
Coprésident du Collectif Mourir digne et libre

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