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Décès de Joe Hardy: d’excellents souvenirs pour Joé Juneau

Joé Juneau
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Joé Juneau

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Joé Juneau garde d’excellents souvenirs de ses deux saisons passées sous les ordres de Joe Hardy avec les Faucons de Lévis-Lauzon dans circuit collégial AAA en 1985 et 1986.

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Décédé vendredi soir d’un infarctus à l’âge de 75 ans, Hardy avait pris la barre des Faucons deux semaines après le début de la saison 1985 quand la direction avait remercié l’entraîneur-chef. «Ce fut une belle époque, et nous avons eu beaucoup de plaisir», raconte Juneau, qui a disputé 828 parties dans la LNH et amassé 572 points. «Avec Joe, qui n’était pas le plus grand technicien comme les gars de son époque, c’était du hockey à l’ancienne. Sa présence ainsi que celle de Gérard Gagnon au Collège St-Laurent avait donné de la crédibilité au circuit fondé par Serge Savard. En 1983 et 1984, j’avais été dirigé par Jean-Louis Létourneau avec les Gouverneurs de Sainte-Foy dans le midget AAA. C’était deux façons de coacher complètement différentes. Joe était un maniaque de hockey et il ne devait pas rater un match de la LNH avec sa grosse antenne.»

Juneau se souvient d’un souper à la résidence de Hardy en compagnie de quelques coéquipiers. «Il avait des histoires incroyables», indique le choix de 4e ronde des Bruins de Boston en 1988. «Encore aujourd’hui, on rit quand on repense à ses histoires. Tous les gars ont gardé de très bons souvenirs.»

«Il avait une façon de raconter et utilisait des expressions anglaises, une première pour moi, de poursuivre Juneau. Comme fabricant de jeu, la dernière chose que je voulais faire, c’était de me débarrasser de la rondelle. Joe nous disait toujours "make sure" quand on arrivait à la ligne bleue et qu’il n’y avait pas de jeu disponible. Il souhaitait qu’on lance la rondelle dans le fond du territoire. C’était devenu une blague à l’interne. Le mercredi matin, on pratiquait très, très tôt le matin. Il nous avait dit qu’il avait regardé un match la veille sur son antenne et qu’il avait compté 26 passes par la bande seulement en première période. "C’est simple", nous avait-il dit, "les meilleurs joueurs de hockey sont des bons joueurs de billard." Nous avions eu le fou rire pendant tout l’entraînement ne sachant pas trop s’il était sérieux ou s’il faisait une blague.»

Juneau a eu l’occasion de revoir Hardy à l’été 2020 lors d’un entraînement en vélo alors qu’il revenait de Fossambault-sur-le-Lac. «On avait eu bien du plaisir et il m’avait raconté plein d’histoires, a-t-il souligné. Il m’avait aussi dit qu’il avait eu des problèmes cardiaques deux ans plus tôt et qu’il avait réussi à passer au travers.»