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Transport en commun: Labeaume dénonce «l’iniquité totale» entre Québec et Montréal

REM
Photo Jean-Louis Fortin À Montréal, le budget du Réseau express métropolitain (REM) a augmenté de 2 G$ en cinq ans, a rappelé le maire de Québec, Régis Labeaume. On voit ici ses immenses piliers en béton à Kirkland, dans l’ouest de l’île.

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Alors que le gouvernement Legault tolère et finance d’importants dépassements de budgets pour le transport en commun à Montréal, la Ville de Québec est traitée comme « un village », a vivement regretté Régis Labeaume.

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Le maire de Québec a choisi, lundi, de commencer sa longue conférence de presse en pointant ce « deux poids deux mesures » du gouvernement du Québec et cette « iniquité totale » dans le traitement entre la Métropole et la Capitale nationale.

« Quant aux investissements dans le RSTC (Réseau structurant de transport en commun), Québec est traitée comme un village, comme une bourgade vis-à-vis de Montréal. C’est évident », s’est-il indigné. 

  • Écoutez la chronique politique de Marc-André Leclerc au micro de Caroline St-Hilaire sur QUB radio:  

Hausse « légitime »

D’après lui, « Montréal peut voir son projet [de REM, Réseau express métropolitain] dépasser de deux milliards des coûts prévus. Québec doit rester coincée à l’intérieur de son budget et on l’a même blâmée pour avoir optimisé le projet justement pour demeurer à l’intérieur de son budget ». 

Les deux propositions de changement de tracé du tramway, faites par la Ville de Québec au gouvernement, ont été rejetées.

Elles auraient entraîné une hausse respective de 7 % ou de 13 % par rapport au budget de 3,3 G$.

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Selon le maire, cette augmentation aurait été tout à fait « légitime », surtout quand on la compare à la hausse de 36 % du budget du REM tolérée par le gouvernement. 

« Injustice flagrante »

Visiblement fâché, le maire a ajouté que « ce qui est permis à Montréal ne l’est pas à Québec. Il s’agit d’iniquité totale et d’une injustice flagrante. La situation est tout à fait inacceptable pour la Capitale nationale, qui ne veut pas être traitée de cette façon ».

Si le gouvernement du Québec avait traité le RSTC comme le REM, « nous n’en serions pas à requestionner le projet [de Québec] », a-t-il insisté.

Au cours des dernières semaines, le maire a multiplié les sorties selon lesquelles « il n’y en a que pour Montréal ». Il a également affirmé « qu’on nous regarde de haut » et que les citoyens de Québec n’accepteront pas cette situation.

Malgré ses déclarations, M. Labeaume a pris soin lundi de ne pas écorcher son homologue Valérie Plante.

Il a rappelé que la Ville de Montréal a cédé une partie des sommes qui lui étaient initialement destinées, ce qui a permis de compléter le financement du Réseau structurant de Québec.