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Les chantiers fleurissent à Roberval

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La machinerie est à l'œuvre aux quatre coins de Roberval ces temps-ci alors que plusieurs gros chantiers totalisant des investissements de plus de 120 millions de dollars se déroulent simultanément.

«Roberval n'a jamais été autant en effervescence, autant en chantier... En période de pandémie, ça nous permet de maintenir une économie à flot. Les commerçants tirent leur épingle du jeu quand même. On se croirait en plein centre-ville de Montréal», a affirmé le maire de Roberval, Sabin Côté, lundi.

Le plus imposant chantier est au centre-ville, soit celui qui vise à agrandir et à moderniser le palais de justice de Roberval.

«Le palais de justice s'agrandit du quintuple, il va être cinq fois plus grand qu'auparavant... En tout et partout, c'est à peu près des travaux de 65 millions qui sont réalisés au centre-ville», a ajouté M. Côté.

Un autre gros chantier se déroule quelques rues plus loin. Le gouvernement du Québec a investi près de 60 millions de dollars pour la construction d'une maison des aînés à Roberval.

La maison sera constituée de 10 unités de vie de 12 places chacune. La livraison est prévue à l'été 2022.

«Pour le comté, économiquement, c'est majeur. Je ne sais pas si on va revoir ça», a soutenu la députée de Roberval, Nancy Guillemette.

Les commerçants du secteur sont ravis de voir d'aussi gros chantiers dans leur ville.

«Ça aide beaucoup les restaurateurs d'avoir ces gros chantiers-là», a affirmé Annick Gallant, gérante au restaurant Yogi, questionnée par TVA Nouvelles.

Par contre, le fait de ne pas pouvoir accueillir les travailleurs de l'extérieur dans les restaurants limite les retombées et apporte son lot de frustrations.

«Ils [les travailleurs] ne veulent plus manger dans leurs autos, ils sont tannés, ça fait trois mois qu'ils mangent dans leur auto. Ils veulent manger sur place. C'est plate parce que j'aimerais ça les avoir aussi. Ça nous aiderait à remonter ce qu'on a vécu», a dit la propriétaire du restaurant La Bonne Cuisine, Marlène Bonneau.

Du côté de l'hébergement, on constate des retombées, mais on espère aussi qu'elles seront plus significatives dans les prochains mois.

«On le souhaite beaucoup, car il y a des mois où ç’a été très difficile. Le mois de décembre entre autres, je n'ai pas vu ça depuis 2009», a avoué le propriétaire du Motel Roberval, Claude Pilote.