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«Il y a 20 ans de science derrière les vaccins ARN»

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L’arrivée du vaccin contre la COVID-19 après quelques mois de pandémie seulement a surpris une partie de la population qui est devenue méfiante face à cette solution qui semblait trop rapide.  

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Pourtant, il n’a pas fallu des mois, mais bien des années de recherches pour réussir à mettre au point l’ARN messager, a expliqué Christian Bréchot, l’une de sommité mondiale en matière de virologie à Mario Dumont. 

«Je comprends [les craintes] des gens qui ont vu arriver un ''vaccin ARN''! On se dit : ''qu’est-ce que c’est cette histoire? Ça nous arrive comme un OVNI et quelles ont été les précautions qui ont été prises?''», relève le scientifique qui œuvre au sein du Global Virus Network.

«Il faut savoir qu’il y a eu 20 ans de science derrière les vaccins ARN. Ce n’est pas sorti du chapeau comme ça!» insiste le professeur Bréchot. 

Alors qu’il était à la tête de l’Institut Pasteur, il détaille avoir déjà fait des essais avec les vaccins ARN, notamment avec la pharmaceutique Moderna, pour d’autres virus. 

Ainsi, le vaccin contre la COVID, qui utilise cette technologie révolutionnaire, a bénéficié de ces avancées. 

Processus rigoureux

Par ailleurs, Christian Bréchot ajoute que les agences de santé des différentes nations font un travailleur rigoureux afin de s’assurer, entre autres, de la sécurité des vaccins.

«Les agences régulatrices, elles ont travaillé sérieusement. Elles ont travaillé vite, parce que l’agenda était rapide, mais les procédures ont été les mêmes que pour tout vaccin», détaille-t-il. 

Pour accélérer le processus d’approbation et ne pas perdre de temps, les pharmaceutiques ont fait preuve de transparence en partageant leurs données avec la FDA en exemple, avant les annonces finales. Le travail était déjà en marche. 

«Ç’a n’a pas été fait en une semaine sur un coin de table pour donner des annonces très rapides, mais réellement de façon sérieuse.»

Suivis extensifs

Aux États-Unis les CDC ont suivi de façon extensive 14 millions de personnes ayant reçu le vaccin anti-COVID. 

«Sur les 14 millions de premières doses, il y a eu 6 994 effets secondaires, dont 90% ont été mineurs : par exemple, des douleurs au point d’injection. 10% ont eu des effets secondaires plus sérieux, mais aucun n’étant grave. Finalement, 62 personnes ont connu des réactions allergiques sévères sur 14 millions de personnes», détaille M. Bréchot. 

Il se souvient encore de l’annonce du vaccin de Pfizer, survenue le 9 novembre dernier.

«La première annonce de Pfizer a été pour moi une révélation! On a mis du temps à y croire! On a une solution devant nous à laquelle on n’osait pas rêver il y a un an à la même époque. Il faut convaincre la population progressivement», assure-t-il.

Le professeur qui déclare avoir eu ses deux doses de vaccin sans aucun problème note que l’opinion des Français quant à la vaccination a changé dernièrement. 

Alors que plusieurs refusaient de se faire vacciner il y a quelques mois, ils dénoncent désormais le fait qu’ils ne peuvent se faire vacciner. 

«On est comme ça! On est un pays merveilleux en France!», conclut-il en riant.

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.***

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