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Joé Juneau souhaite le retour du hockey à l’Université Laval

Selon lui, il y a un nombre insuffisant d’équipes universitaires au Québec

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Photo d'archives Même s’il a disputé plus de 800 parties dans la LNH, Joé Juneau a tiré une grande fierté de sa conciliation études et sport.

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Fervent promoteur de la présence du hockey dans les écoles, Joé Juneau déplore le nombre restreint d’équipes universitaires au Québec.

« Je vis à Québec et ça fait longtemps que je souhaite qu’il y ait du hockey universitaire à l’Université Laval, a raconté l’ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal (de 2001 à 2004). Une équipe à Laval aiderait beaucoup au développement du hockey et ça nuirait à personne. Un plus grand nombre d’équipes universitaires au Québec comblerait un grand manque pour les joueurs qui sortent de la LHJMQ et du circuit collégial. »

Après deux saisons avec les Faucons de Lévis-Lauzon dans le défunt circuit collégial AAA en 1984 et 1985, Juneau a poursuivi sa carrière dans la NCAA avec les Engineers de l’Institut polytechnique de Rensselear (RPI), où il a obtenu un diplôme comme ingénieur aéronautique et fut élu au Temple de la renommée du sport de l’institution de Troy dans l’État de New York.

« Pourquoi on peut concilier hockey et études au niveau universitaire aux États-Unis et on ne peut pas le faire chez nous ? déplore-t-il. Le hockey est un sport à développement tardif. J’ai terminé mon parcours dans la NCAA à 22 ans. J’étais pas mal un meilleur joueur de hockey et j’étais plus fort. Quand je suis sorti du midget AAA, j’ai opté pour les Faucons parce que j’évaluais que mes chances d’atteindre la LNH n’étaient pas grandes et je voulais compléter mon parcours académique en temps normal tout en poursuivant mon rêve d’évoluer chez les pros. »

Responsable du programme de hockey à l’école secondaire de Saint-Marc-des-Carrières, Juneau aimerait que le circuit collégial Division 1 puisse offrir un calibre de jeu similaire à celui de son époque, mais il est réaliste.

« Je continue de penser à un retour, mais la LHJMQ a connu un important développement et détient un plus grand contrôle maintenant. À l’époque, Serge Savard et Claude Mailhot s’étaient beaucoup impliqués et avaient procuré de la crédibilité au circuit. Le collégial AAA et la LHJMQ étaient pratiquement de forces égales et plusieurs des meilleurs joueurs midget AAA optaient pour le collégial. Maintenant, on garde le circuit collégial en dessous de la LHJMQ et c’est déplorable. Ça devrait être deux circuits de forces égales. »

Une deuxième division ?

Le projet est dans une forme embryonnaire, mais le RSEQ souhaite la mise sur pied d’un réseau universitaire de Division 2. 

« Tout le monde est unanime que le hockey universitaire est sous-développé au Québec, souligne le responsable du développement des opérations hockey au RSEQ, Stéphane Auger. Ça pousse dans le réseau collégial et on doit s’organiser pour offrir des débouchés au niveau universitaire. On doit s’occuper de nos gars entre 20 et 24 ans. J’ai fait un tour de table et parlé à toutes les universités. J’ai le mandat de continuer. Il y a de l’intérêt de certaines universités, mais on n’a pas d’échéancier parce qu’il y a encore beaucoup de travail à faire et plusieurs points d’interrogation. »