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Rebaptiser Président-Kennedy: la famille de Jean Garon garde espoir

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Malgré l’opposition des commerçants de la route du Président-Kennedy et l’achoppement des négociations avec la Ville de Lévis, les proches de Jean Garon ne désespèrent pas de rebaptiser cette artère majeure en son honneur.

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Un sondage dévoilé mardi par la chambre de commerce lévisienne, auprès de 125 entreprises de la route du Président-Kennedy, révélait une opposition de 78 % à un éventuel changement de nom pour le «boulevard Jean-Garon».

Les entreprises redoutent des impacts négatifs, comme le risque de confusion pour leurs clients et les frais associés à un éventuel changement d’adresse. 

Emmanuel Garon, le frère de l’ancien maire de Lévis – qui fut auparavant ministre de l’Agriculture dans le cabinet Lévesque et ministre de l’Éducation dans le cabinet Parizeau – est conscient que le «timing» n’est pas optimal, en pleine pandémie. Il est prêt à attendre encore plusieurs années s’il le faut, pour parvenir à ses fins.

Trois propositions rejetées

Les trois contre-propositions du comité de toponymie de la Ville – qui n’ont pas été rendues publiques – ont été rejetées lundi par la famille Garon. Seule l’option de la route du Président-Kennedy pourrait la satisfaire, afin d’honorer sa mémoire comme il se doit. L’élargissement à quatre voies de cette route, auparavant meurtrière, a permis de « sauver des vies » et c’est essentiellement l’œuvre de Jean Garon, plaide son frère. 

«Qu’on le veuille ou non, John F. Kennedy, ça n’a pas de rapport. Je pense que les gens vont être fiers d’être sur le boulevard Jean-Garon. Il ne faut pas cacher nos bâtisseurs. Il faut les mettre à l’avant.»

Le maire Gilles Lehouillier refuse de se positionner, tant qu’il n’aura pas en main le rapport du comité de toponymie d’ici 15 jours. «Le dossier chemine. C’est le conseil municipal qui va prendre la décision finale», a-t-il indiqué. Il s’est également dit ouvert à rencontrer la famille Garon prochainement.