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2Frères et «Star Académie»: cette fois, c’est la bonne!

Le duo 2Frères à «Star Académie»
PHOTO COURTOISIE Le duo 2Frères à «Star Académie»

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Fin 2011, Erik Caouette, alors âgé de 23 ans, tentait sa chance en audition pour participer à Star Académie 2012. Il s’était pour ce faire rendu à Sherbrooke et avait croisé Andréanne A.Mallette et sa guitare dans la salle d’attente.

Mais, contrairement à l’autrice-compositrice, Erik n’a pas été retenu pour l’émission, et n’a ensuite jamais réentendu parler de son passage devant les juges de Star Académie.

Le musicien n’a jamais été amer de cette tentative ratée. D’abord, parce qu’à peu près à la même période, son frangin Sonny et lui fondaient leur duo, 2Frères, qui a conquis le producteur Mario Pelchat, puis le public, a gravi les échelons de la gloire jusqu’à écouler plus de 200 000 albums et – consécration! –, sera justement l’un des invités d’honneur du variété de Star Académie dimanche, alors que débute tout juste la saison.

Mais surtout parce que, recul aidant, Erik admet qu’il n’aurait peut-être pas été heureux dans ce type de formation intensive, extrêmement nourrissante sur le plan de l’apprentissage, mais également très exigeante.

Il a été en mesure de le constater, mercredi, lorsque Sonny et lui ont été faire un tour à l’Académie pour répéter leurs pièces de dimanche avec les candidats, autour d’un feu de camp, sous la petite neige fondante de Waterloo. On a pu voir des extraits de leur visite dans la quotidienne de jeudi.

«Je ne pense pas que ç’aurait été ma place, reconnait Erik. C’est un environnement où ils sont très stimulés. Je ne sais pas si cette façon m’aurait convenu. Peut-être qu’ils l’ont senti dans mon audition. Je pense que le chemin qu’on a emprunté était le bon pour nous. Mais j’ai vu dans les yeux des jeunes, à l’Académie, qu’ils avaient l’air de "triper" et d’être heureux d’être là!»

Le Picbois

Sonny, pour sa part, affirme ne pas être un «écouteux de téléréalités», mais il a souvent fait quelques exceptions pour des épisodes de Star Académie.

«Et, depuis que j’ai rencontré les Académiciens, on dirait que ça m’intéresse plus de l’écouter, mentionne-t-il. Je les ai trouvés charmants, allumés, gentils, accueillants. Ç’a été vraiment chouette, ce fut un très bel après-midi.»

Dimanche, 2Frères offrira un amalgame de quelques-uns de ses meilleurs titres, au grand plaisir, on imagine, de Liam, le petit garçon de quatre ans du candidat William Cloutier, apparemment fervent adepte de Nous autres, l’un des premiers tubes du tandem. 2Frères revisitera aussi un classique de Beau Dommage, Le Picbois.

«On n’a jamais fait cette chanson en spectacle, mais Beau Dommage est un groupe très significatif pour nous, avance Sonny. Nos parents chantaient beaucoup les Échappé belle et compagnie quand on était jeunes, et sa musique nous a bercés, nous est très familière et veut dire beaucoup pour nous. Et Le Picbois est vraiment agréable à chanter!»

2Frères reprendra éventuellement sa tournée À tous les vents – dont il n’avait donné que cinq représentations quand le confinement a été décrété, l’an dernier – dans une version «allégée» dès que les conditions sanitaires le permettront, continuera aussi sa tournée acoustique, et travaille déjà à son quatrième album.

Johnny Orlando

Le rendez-vous de Star Académie de dimanche sera aussi l’occasion pour le public québécois de faire la connaissance d’un «petit nouveau» sur la scène musicale internationale, le chanteur torontois Johnny Orlando.

À 18 ans, entre deux cours au secondaire, le garçon commence à causer la frénésie sur le web. En font foi ses statistiques de 550 millions d’écoutes sur les plateformes musicales, 500 millions de vues sur sa chaîne YouTube et près de 25 millions de «fans» à travers le monde. Étoile montante, vous dites?

«C’est un peu difficile à réaliser, a-t-il avoué en entrevue avec l’Agence QMI. Le fait de ne pas voir les gens "en vrai" nous déconnecte de la réalité. Ma chanson What if a connu plus de trois millions de visionnements sur Tik Tok, mais je ne réalise pas tout à fait. C’est un peu fou, quand on y pense!»

Johnny Orlando s’est dit excité à l’idée de partager la scène avec les Académciens ce week-end.

«Il faut avoir confiance en soi et se sentir à l’aise sur scène. Le danger, surtout dans des émissions en direct, est d’être trop concentré sur sa présentation, sur son image, de penser que tout le monde nous regarde ou nous juge. Il faut rester "cool"!», a lancé l’artiste en guise de conseil à ses nouveaux amis de Star Académie.

Le variété de Star Académie, dimanche, à 19 h, à TVA.

– Avec la collaboration de Samuel Pradier