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À quelle «science» se fie donc la CAQ?

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Vendredi dernier, le gouvernement du Québec a publié quatorze avis écrits de la Santé publique. À la lecture de ceux-ci, ça donne l’impression que la Santé publique était plus permissive que le gouvernement caquiste face à la COVID-19.

Cependant, on a le droit de se demander si nous avons accès à tous les avis écrits de la Santé publique et comment avoir accès aux avis verbaux des spécialistes de l’équipe du Dr Arruda.

Plus sévère

Mardi, le premier ministre Legault s’est félicité d’avoir été moins permissif que la Santé publique : « Quand on regarde ce qui s’est passé après Noël, bien je me félicite d’avoir pris cette décision-là d’être plus sévère que ce que recommandait la Santé publique. »

Cependant, on a le droit de se demander pourquoi M. Legault ne nous a jamais dit l’automne dernier qu’il était plus sévère que la Santé publique. 

Pourquoi les ministres de M. Legault ont à plusieurs reprises utilisé la Santé publique comme une béquille pour justifier leurs actions ?

On comprend mieux pourquoi le Dr Arruda disait qu’il ne serait pas assis à côté du premier ministre s’il n’était pas à l’aise avec les annonces gouvernementales. Cependant, à ce moment-là, il aurait dû nous parler de ses recommandations.

Quelle science ?

On ne saura jamais si le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès aurait été plus ou moins élevé si on avait appliqué les recommandations de la Santé publique à la lettre.

Depuis le début de la pandémie, nos élus nous parlent sans arrêt de la science. Si la CAQ ne s’est pas fiée à la science de la Santé publique à plusieurs occasions, quels étaient ses points de repère alors ?

À la lumière de ces écrits, on comprend mieux pourquoi on avait cette impression de manque de cohérence dans les mesures sanitaires mises en place au cours des derniers mois.