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«La fin des faibles»: les Olympiques du rap

«La fin des faibles»: les Olympiques du rap
PHOTO COURTOISIE Télé-Québec

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«Les Olympiques du rap». Voilà comment l’animateur Pierre-Yves Lord décrit la compétition La fin des faibles, version francophone de la compétition internationale de rap End Of The Weak, qui connaîtra une diffusion pour la première fois à la télévision, à Télé-Québec, pendant le mois de mars.

En vidéoconférence jeudi matin, les juges Koriass, Sarahmée et Souldia ne tarissaient pas d’éloges en expliquant à quel point La fin des faibles fait honneur à leur style, respecte ses codes et démystifie les préjugés sur le genre. Les adeptes purs et durs de rap y trouveront leur compte, jure le trio, autant que les craintifs du mouvement seront peut-être surpris d’y découvrir un univers dans lequel la beauté de la langue est célébrée comme rarement ailleurs, dans le respect de l’œuvre de chacun.

Tel qu’exposé dans le premier épisode, dès les auditions pour recruter les meilleurs rappeurs inconnus de la province, à Montréal, à Québec et à Gatineau, l’automne dernier, les trois vedettes sont allées à la rencontre de la centaine de candidats retenus (sur plus de 400 inscriptions). Pour se démarquer dans cette première étape, les aspirants participants devaient proposer une composition de leur cru a capella, puis improviser («freestyle») à partir de mots imposés.

Du nombre, 16 finalistes ont accédé au concours, et c’est le bras de fer de la rime entre ce lot de candidats qu’on suivra deux fois par semaine à Télé-Québec. Les rappeurs seront évalués par le jury sur des critères comme la qualité du texte, la créativité, la présence scénique, le débit (le «flow») et l’interaction avec l’environnement (juges, DJ, public, caméras).

On constate rapidement, dans La fin des faibles, que le talent abonde, et que la tendance rap est loin de s’essouffler. Certains, parmi les Basics, Raccoon, Baddsoya, AmiGhoste, LeMind, Le Gicko et Monk.e de 21 à 38 ans sélectionnés, ont déjà de l’expérience en contexte professionnel, et d’autres, pas du tout.

La personne qui remportera les honneurs de La fin des faibles repartira avec une bourse finançant la production d’un vidéoclip, ainsi qu’un voyage permettant de participer au volet international d’End Of The Weak.

Condamnés à l’audace

Du rap à Télé-Québec? Certainement, plaide Richard Haddad, directeur général de la programmation de Télé-Québec. L’ajout de La fin des faibles à la grille de mars de la chaîne paraît audacieux, et c’était justement le pari, a expliqué le dirigeant, en évoquant des «circonstances favorables» au concept.

«On sait qu’on va peut-être aller chercher des gens qui n’écoutent pas nécessairement Télé-Québec, les amoureux de musique, de compétitions, de spectacles. Pour nous, c’est de l’art. On est culturels, on doit se démarquer, on est condamnés à l’audace. On le fait exactement à notre place, dans notre mandat culturel», a argué Richard Haddad, en citant au même titre les captations théâtrales (La face cachée de la lune, Les Hardings, etc.) qui créent également l’engouement à son antenne depuis quelques semaines.

La fin des faibles, le lundi et mercredi, à 20h, à Télé-Québec, du 1er au 24 mars.