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La Ville de Lévis veut en savoir plus sur le 3e lien

Dans le néant, elle interpelle le gouvernement Legault

Gilles Lehouillier
Photo d'archives Ardent défenseur du projet de troisième lien, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, souhaite néanmoins être associé plus étroitement à la démarche de planification du tunnel entre les deux rives, lequel aura des impacts majeurs sur son territoire.

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La Ville de Québec n’est pas la seule qui est tenue dans l’ignorance depuis des mois sur le projet de troisième lien. La Ville de Lévis s’impatiente aussi et demande au gouvernement Legault de partager les « données disponibles ».

À l’instar de sa voisine sur la Rive-Nord, l’administration Lehouillier dispose elle aussi, à ce jour, de bien peu d’informations quant au projet de tunnel Québec-Lévis, dont la première pelletée de terre est toujours promise par la CAQ avant le scrutin provincial d’octobre 2022.

Bien qu’elle soit en faveur du projet depuis le tout début, la Ville de Lévis est néanmoins préoccupée par les impacts du tunnel sur l’aménagement de son territoire et elle veut être consultée en amont.

Le temps file, d’où la demande expresse d’être associée plus étroitement à la démarche de conception.

Dans un document transmis récemment au gouvernement, la Ville de Lévis dit vouloir évaluer les impacts du tunnel sur le réseau routier dans le secteur Desjardins.

Elle demande aussi à l’État québécois de « planifier de façon concertée l’aménagement et l’opération du pôle d’échange à la sortie du tunnel ».

Cette sortie devrait se situer, en théorie, dans le secteur de la route Monseigneur-Bourget, près de l’autoroute 20.

La liste des enjeux identifiés est longue. La Ville s’interroge également sur la desserte en transport en commun dans le tunnel, les impacts sur son propre réseau de la STL dans le secteur de Desjardins « et le besoin de poursuivre le projet de mesures prioritaires sur le boulevard Guillaume-Couture pour assurer le maintien de l’efficacité de ce réseau », peut-on lire.

Rappelons que les coûts du troisième lien, son échéancier ainsi que le tracé détaillé entre les deux centres-villes n’ont jamais été dévoilés publiquement.

Lundi, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait dit n’avoir eu « aucune discussion sur le fond » avec le bureau de projet du tunnel Québec-Lévis depuis huit mois.

« Nous ne savons pas où en est rendu le projet », avait-il soufflé.

Liste d’épicerie de plus de 168 M$

Le mémoire consulté par Le Journal détaille également plusieurs autres demandes faites au ministère des Finances en prévision du budget provincial.

Celles qui sont chiffrées atteignent plus de 168 M$. La Ville revient à la charge avec un viaduc au-dessus de l’autoroute 20 à la hauteur de Saint-Omer (54 M$) et l’élargissement de l’A20 à cet endroit (53 M$).

Elle réclame aussi plus de 22 M$ pour développer sa zone d’innovation, 12 M$ pour agrandir l’aréna de Lévis et 13 M$ pour la mise en valeur du site de la Terrasse du Chevalier-De Lévis. 

Extrait du document de la Ville de Lévis  

« Les impacts du tunnel sur le réseau routier municipal et sur le développement de la ville doivent être considérés et les options qui seront évaluées devraient être discutées avec les représentants municipaux. » 

Source : mémoire déposé par la Ville de Lévis au ministère des Finances le 12 février