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Un classique du groupe Octobre sera admis au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

La formation Octobre: Pierre Flynn, Mario Légaré, Jean Dorais et Pierre Hébert
Photo courtoisie La formation Octobre: Pierre Flynn, Mario Légaré, Jean Dorais et Pierre Hébert

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La maudite machine, classique du groupe Octobre, sera intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens.

Cette chanson de la formation québécoise se retrouve sur le premier album du groupe, lancé en 1973. 

Pierre Flynn, qui était chanteur et claviériste d’Octobre, a écrit La maudite machine lorsqu’il était étudiant en lettres au Cégep de Saint-Laurent, à l’automne 1971. Il l’a ensuite présentée au bassiste Mario Légaré, puis Octobre a enregistré cette pièce au début de l’année 1972.

L’auteur, compositeur et interprète explique qu’il a écrit cette chanson très rapidement. Il possède toujours le manuscrit dans lequel il a écrit, avec plein de ratures, les paroles de La maudite machine

«J’ai pondu le texte assez vite, parce qu’il fallait produire une maquette. Ensuite, je suis arrivé au local de répétition avec tous les éléments de la chanson, la mélodie que j’ai composée au piano et le texte. Ce n’était pas conventionnel, d’insérer un bout un peu doux et sentimental au milieu d’une chanson rentre-dedans. Mais j’étais foncièrement autodidacte, je ne connaissais pas les règles et j’y allais à l’instinct. J’ai pris des cours de musique seulement après le premier album», a-t-il indiqué dans un communiqué de presse. 

L’intronisation de La maudite machine se fera le 6 mars, à 21h, à l’émission Belle et Bum, sur les ondes de Télé-Québec, en présence de Pierre Flynn, Jean Dorais, Pierre Hébert et Mario Légaré, membres de la formation. 

Le contexte social de l’époque, avec la grève du Front commun des syndicats, avait amené Flynn à écrire cette chanson.

«J’avais 16, 17 ans et je commençais à sortir de ma coquille pour voir que la vie des gens n’était pas toujours rose, que l’injustice et l’exploitation, ça existait. Plus tard, je me suis senti un peu imposteur d’avoir écrit ceci. En avais-je seulement le droit, moi qui n’avais pas connu la misère? Puis j’ai compris, dans le tapage général de cage brassée qu’on entendait alors, que j’étais l’antenne d’une chanson qui devait s’écrire de toute façon, une chanson juvénile et maladroite par bouts, mais que je n’ai aucune envie de renier aujourd’hui», a fait savoir Pierre Flynn.