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Un septuagénaire accusé de contact sexuel et d’agression

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En 2007, quand Steeve (prénom fictif) a parlé pour la première fois des agressions sexuelles qu’il aurait subies aux mains de son oncle, c’est parce qu’il venait de se faire arrêter pour des gestes de pédophilie commis à l’égard de trois fillettes.

C’est une triste histoire qui a été entendue, jeudi, au palais de justice de Québec alors que débutait le procès d’un homme de 77 ans – que l’on ne peut nommer pour protéger l’identité de la victime – accusé de contact sexuel et d’agression.  

Devant la juge Rachel Gagnon, Steeve a d’abord raconté les trois événements lors desquels son oncle aurait posé des gestes à caractère sexuel sur lui alors qu’il était âgé de sept ans.  

«Il venait souvent chez nous et, quand on sortait du bain, il essayait de nous baisser les culottes», a-t-il raconté en prémisse aux agressions qu’il dit avoir subies.  

Un jour, alors qu’il était allé aider l’homme à corder du bois, il se serait fait attraper par l’accusé qui aurait tenté d’entrer un doigt dans ses fesses. À une autre occasion, alors qu’il se trouvait dans le camion de l’accusé, ce dernier aurait tenté une fois de plus d’insérer son doigt, ce qu’il aurait réussi à faire cette fois.  

«La dernière fois, il m’a amené dans le bois, a baissé mon pantalon, puis il m’a masturbé et inséré un doigt dans mon anus», a raconté la présumée victime.  

À l’époque, la «Loi du silence» qui régnait dans la famille de la présumée victime a fait en sorte qu’il n’a raconté à personne ce qui s’était produit.  

Toutefois, en 2007, après avoir été lui-même arrêté pour des gestes pédophiles posés sur des fillettes de son entourage, il a choisi de briser l’omerta et de raconter à sa mère et à ses frères ce qu’il aurait subi étant enfant.  

Thérapie

«Ç’a été très dur de dire ça. J’ai fait une crise de panique et je me suis ramassé à l’hôpital», a-t-il mentionné. En 2009, il a été reconnu coupable et condamné à purger une peine d’emprisonnement discontinue de 45 jours. 

Quelques années plus tard, Steeve a de nouveau été arrêté pour agression sexuelle et attouchements sur une fillette de 5 à 8 ans au moment des faits.  

En août 2017, il a reçu une peine de 20 mois d’emprisonnement qu’il a purgé à la prison de Percé, un milieu carcéral provincial voué au traitement des auteurs de crimes sexuels.  

À cet endroit, il a suivi une thérapie qui lui a fait réaliser qu’il «devait sortir de lui les agressions subies» dans sa jeunesse pour être capable de «mieux vivre». C’est à ce moment qu’il dit avoir choisi de porter plainte contre son oncle.  

Le procès du septuagénaire se poursuit vendredi.