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COVID-19: les musiciens québécois s’attendent à pire en 2021

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Malgré les mesures d’aide financière et l’arrivée des vaccins, les musiciens du Québec prévoient que l’année 2021 sera financièrement plus difficile pour eux que 2020.

Près de 70 % d’entre eux estiment que leur revenu de 2021 sera égal ou inférieur à celui de 2020, montre un sondage réalisé par la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) auprès de 769 de ses quelque 3000 membres.

Pire, plus de la moitié des musiciens (52 %) ont gagné moins de 20 000 $ l’an dernier, comparativement à 23 %, avant la pandémie.

Pour joindre les deux bouts, près de quatre musiciens sur 10 occupent un emploi qui n’est pas relié à l’industrie musicale.

Résilience

Par contre, une certaine résilience s’observe puisqu’ils sont maintenant 46 %, au lieu des 57 % rapportés dans un précédent coup de sonde effectué en octobre, à penser à abandonner leur carrière de musiciens.

« Ces chiffres laissent tout de même présager que le Québec, au moment de la reprise des activités, pourrait être dépourvu de beaucoup de ses musiciens professionnels qui soutiennent toute une industrie québécoise du spectacle vivant », met en garde la Guilde, dans un communiqué de presse.

En entrevue au Journal, plus tôt cette semaine, le président de la GMMQ, Luc Fortin, avait parlé d’une situation fragile.

« Beaucoup de membres ont consulté pour obtenir de l’aide psychologique. Il y en a qui avaient acheté une maison et qui prévoyaient faire une belle année et puis, pouf, plus rien, ils tombent avec de petits revenus. Sans compter les couples qui travaillent tous les deux dans le monde de la culture et qui sont dans le même bateau. »