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À part le vaccin, avons-nous un plan B?

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« L’espoir est là. On voit enfin la lumière au bout du tunnel » a déclaré François Legault en annonçant le début de la campagne de vaccination.

Ici comme ailleurs, le vaccin est présenté comme la potion magique qui nous rendra nos libertés.

Si le vaccin nous délivre du spectre du virus, tant mieux ! On pourra alors organiser des réjouissances nationales. 

Stratégie

Mais pour gagner une guerre, quel que soit l’ennemi, il faut une vision prospective et éviter de fonder tous ses espoirs sur une seule stratégie. 

Ainsi, dans l’éventualité où l’efficacité du vaccin serait mitigée, il faut prévoir une stratégie alternative pour recommencer à vivre. Cette dernière est d’autant plus nécessaire qu’il existe plus de 4000 variants pour lesquels l’efficacité du vaccin reste à prouver. 

Ainsi, la question se pose : Québec a-t-il un plan B ou met-il tous ses œufs dans le même panier ? 

Chose certaine, aucun gouvernement minimalement lucide ne peut espérer qu’il pourra simplement prolonger le confinement si la stratégie vaccinale échoue. 

Le confinement occasionne d’importants dommages collatéraux. Il démoralise les populations, augmente l’incidence et la mortalité d’autres maladies, et provoque une détresse économique considérable dont les traumatismes s’étaleront sur plusieurs années. 

Le confinement de deux semaines imposé en mars dernier, lorsque le virus était encore inconnu, peut se défendre. Mais comment pourrait-il être encore légitime un an plus tard ?

Soulèvement

La précarité économique provoque le soulèvement des populations. C’est historiquement prouvé. Et l’histoire se répète aujourd’hui. Les Pays-Bas, par exemple, ont enregistré les pires émeutes en quarante ans. 

Pour éviter pareil scénario ici, Québec doit prévoir un plan B permettant de redémarrer la société dans l’éventualité de l’échec du vaccin. C’est impératif ! L’histoire a montré de quoi sont capables les populations privées de leurs moyens de subsistance, exaspérées et désespérées. Dans le contexte actuel, quelle société peut sincèrement prétendre être à l’abri ?