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Une maison perquisitionnée explose

Une dépouille a été découverte dans les débris d’une résidence visitée récemment pour trafic de stupéfiants

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Une puissante explosion a fait au moins un mort et pulvérisé vendredi une demeure des Laurentides qui aurait été la cible d’une perquisition en lien avec le trafic de stupéfiants quelques jours plus tôt.

Les pompiers ont été appelés vers 11 h 20 sur la rue des Trois-Pierre, à Morin-Heights, pour éteindre l’incendie provoqué par une déflagration qui a secoué tout le quartier.

Plus un mur ne tenait debout après la déflagration qui a soufflé une résidence de Morin-Heights, vendredi. Des restes humains ont été découverts parmi les décombres photographiés en mortaise du haut des airs .
Photo courtoisie
Plus un mur ne tenait debout après la déflagration qui a soufflé une résidence de Morin-Heights, vendredi. Des restes humains ont été découverts parmi les décombres photographiés en mortaise du haut des airs .

« C’était catastrophique comme sensation ! On pensait qu’un avion tombait sur le toit », raconte Josée Forget, qui habite la maison adjacente.

En l’espace de quelques secondes, elle a vu la maison s’embraser, avant de regarder les murs et le toit s’effondrer comme un château de cartes.

En fin de soirée, la Sûreté du Québec (SQ) n’était pas en mesure de confirmer qui était la victime. Selon les voisins, un homme et son fils habitaient la demeure.

Or, pas plus tard que mardi, ce serait plutôt les policiers de l’Escouade régionale mixte de la Rive-Nord qui se sont présentés chez eux dans le cadre d’une opération antidrogue, selon nos informations.

Photo courtoisie

L’opération visait huit résidences ainsi que sept véhicules. En tout, 300 comprimés de méthamphétamine (crystal meth), 600 grammes de cocaïne, 2 kilos de cannabis ainsi que plus de 200 000 $ en argent comptant avaient été saisis.

Mystère

Qu’une telle explosion anéantisse un lieu perquisitionné quelques jours plus tôt soulève « de sérieuses questions » pour le policier de la SQ à la retraite François Doré.

Photo courtoisie

D’autant plus qu’il est convaincu que « les policiers ont saisi tout ce qu’ils avaient à saisir » lorsqu’ils en ont eu l’occasion.

« Est-ce que quelqu’un a intérêt à ce que [la maison] disparaisse pour éviter que des preuves soient trouvées ? C’est un peu ce que ça me laisse penser. » 

On ignore pour le moment ce qui a causé la déflagration. Produits chimiques ? Explosifs artisanaux ? Bonbonnes de propane ? 

Puissante et destructrice

À première vue, l’ancien technicien en explosifs de la police de Montréal Richard Thouin y voit un type d’explosion « poussante », qui est plus lente, mais hautement destructrice. 

Et, chose certaine, des produits chimiques volatils et dangereux sont nécessaires pour la fabrication de drogues de synthèse, ou même pour la transformation de marijuana en huile, précise M. Doré. 

« S’il y a des bidons de produits chimiques éventrés, ils [les autorités] vont les trouver, faire des prélèvements et savoir ce qu’ils contenaient », illustre M. Thouin. 

Dans le garage

Les pompiers auraient d’ailleurs mentionné aux voisins que du matériel pour la culture du pot se trouvait dans le garage séparé de la maison, qui a été épargné par les flammes.

– Avec Valérie Gonthier, Le Journal de Montréal, Maxime Deland et Andrea Valeria, Agence QMI.