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Internet haute vitesse ne devrait pas être un luxe

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Télétravail, école à distance et achats en ligne résument en bonne partie nos activités de la dernière année. Cependant, pour plusieurs Québécois, l’accès à l'internet haute vitesse semble être un cauchemar.

Cette situation est difficile à comprendre quand on sait que l’être humain a mis le pied sur la lune en 1969 et qu’un robot est présentement sur la planète Mars.

Se prendre en main

Il est intéressant de voir que certains milieux ont décidé de prendre les grands moyens et de ne pas attendre après les autres paliers de gouvernement pour aller de l’avant.

Par exemple, la MRC de Bécancour a pris les grands moyens. Elle a décidé d’imposer une taxe de 48$ par année à ses citoyens pour être branchés à la haute vitesse.

Selon le directeur général de la MRC, Daniel Béliveau, «la clé, c’était d’assurer un partenariat avec un partenaire privé et qu’on construise nous-mêmes le réseau. On a demandé à Sogetel d’assurer le service internet et le réseau de télévision. C’est ce qui nous a permis de minimiser les risques et d’assurer une rentabilité à long terme».

C’est beau de voir des communautés prendre des initiatives, mais compte tenu de l’ampleur du problème au Québec, ça va prendre davantage d’efforts du provincial et du fédéral.

Heureusement, on sent une volonté autant à Québec qu’à Ottawa de corriger la situation, mais il faudra que ça bouge rapidement pour la CAQ puisse remplir sa promesse de brancher 340 000 foyers à internet haute vitesse d’ici l’automne 2022.

Les vraies affaires

Depuis quelques mois, on entend nos décideurs parler qu’il est important de profiter de la pandémie pour changer les fondements de notre société.

Par contre, avant de se lancer dans des travaux pour repenser notre pays, on devrait d’abord garder les deux pieds sur terre et s’assurer que tout le monde puisse avoir accès rapidement aux services essentiels comme l’internet haute vitesse.