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Earth, Wind and Fire: les fondations d’un succès à l’échelle planétaire

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Photo AFP

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Le succès de Earth, Wind and Fire n’a pas été soudain et immédiat. Le collectif américain a mis quelques années avant de définir son mélange de styles et trouver sa place dans le paysage musical. Avant les succès Shining Star, Sing a Song, September et Boogie Wonderland, et des ventes totalisant 90 millions d’albums, il y a eu un premier opus qui fête aujourd’hui ses 50 ans.

Lancé en février 1971, l’album éponyme de la formation est celui où le groupe a construit ses fondations avec un alliage de soul, funk, rythm’n blues, musique latine, jazz, rock et de disco. 

Cet opus d’une durée de 27 minutes s’est faufilé en 24e place du palmarès des albums Soul du magazine Rolling Stone. Le simple Love is Live a atteint la 93e position du palmarès Hot Billboard 100 du magazine spécialisé.

Les prémisses de ce qui était pour devenir Earth, Wind and Fire ont été posées en 1969 lorsque Maurice White, un musicien de studio pour l’étiquette Chess Records, a mis sur pied, avec Wade Flemons et Don Whiteland, le groupe The Salty Peppers. Le trio a connu, avec la pièce La La Time, un succès marginal dans le Midwest américain.

Earth, Wind and Fire a pris forme lorsque Maurice White a décidé de quitter Chicago pour aller s’installer à Los Angeles au début des années 70.

Wade Flemons et Don Whitehead ont suivi et Maurice White a ensuite recruté son frère Verdine à la basse, Michael Beal à la guitare, Leslie Drayton, Chester Washington et Alex Thomas aux cuivres, Sherry Scott aux voix et Phillard Williams aux percussions. 

Earth, Wind and Fire était né. Un nom inspiré par les trois éléments qui définissent le signe astrologique Sagittaire de Maurice White.

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Photo courtoisie

Conscience cosmique

Le musicien avait un désir, avec sa formation, d’approcher la musique de façon spirituelle côté composition, virtuosité, production et performance.

« Je voulais faire quelque chose qui n’avait pas encore été fait. Nous étions, à la base, des musiciens de jazz, mais on jouait aussi du soul, du funk, du blues, du jazz, du rock et de la musique de danse. Nous avions, derrière nous, dix années d’expérimentation, d’expansion de l’esprit et de conscience cosmique. Je voulais que notre musique transmette des messages d’amour et d’harmonie universelle sans gaver le public de contenu spirituel », indique Maurice White dans la biographie du groupe publiée sur le site de Earth, Wind and Fire.

La pièce Bad Tune, qui conclut la première collection de chansons de Earth, Wind and Fire, est une belle représentation des couleurs et de la richesse sonore que le collectif allait offrir par la suite. Maurice White voulait aussi créer de la musique à l’épreuve du temps.

« La conscience cosmique est l’élément clé de notre travail. Élargir la conscience et élever les esprits est si important en ce jour. Les gens en veulent plus. J’espère que notre musique pourra leur donner un peu d’encouragement et de paix », a ajouté celui qui est décédé, en 2016, de la maladie de Parkinson.

Cinq générations

C’est en 1975 avec l’album That’s the Way of the World que la formation connaîtra un premier succès avec le simple Shining Star qui a atteint le sommet du palmarès Hot 100 de Billboard.

La musique d’Earth, Wind and Fire a touché cinq générations d’amateurs de musique. « Les gens ont emmené leurs enfants à nos concerts. Des parents, des frères et des sœurs ont transmis notre musique et c’est comme ça que l’histoire s’est poursuivie. C’est ce qui fait que notre musique fait toujours partie de la vie des gens », a indiqué le bassiste Verdine White, en mars 2019, dans une entrevue dans le magazine Vegas.

Earth, Wind and Fire a lancé un deuxième album en novembre 1971 avec The Need of Love. La formation a fait son entrée au Panthéon du rock and roll en 2000 et les « hits » September, Boogie Wonderland et Let’s Groove comptent 1 milliard d’écoutes sur le portail Spotify.