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Une médaille pour le Capitaine Bonhomme: Michel Noël sera honoré à titre posthume

Michel Noël
Photo d’archives Michel Noël, alias Capitaine Bonhomme, recevra la médaille de l’Assemblée nationale du Québec, lundi.

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Les sceptiques seront con-fon-dus. Dus, dus, dus. Pourquoi ? Parce que 28 ans après avoir hissé les voiles vers l’au-delà, le Capitaine Bonhomme sera finalement honoré par les élus du Québec, lundi.

Au cours d’une cérémonie virtuelle, COVID-19 oblige, la ministre de la Culture Nathalie Roy remettra la médaille de l’Assemblée nationale du Québec, à titre posthume, à Michel Noël.

Sous les traits de l’impayable Capitaine Bonhomme, le comédien et conteur, mort à l’âge de 70 ans, en 1993, a ravi des générations de Québécois avec ses histoires de marin qui étaient parfois, oh, légèrement tirées par les cheveux.

À peine. Un tantinet.

Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps avant qu’il reçoive cette reconnaissance ? Son fils, Claude Croteau (le vrai nom de Michel Noël était Jean-Noël Croteau), n’en a aucune idée, mais il soupçonne que la décision du premier ministre François Legault pourrait avoir un lien avec un échange de courriels datant de l’an dernier.

« En parlant à la télé, il avait glissé la fameuse devise de mon père (Les sceptiques...). Je lui avais écrit un petit mot pour lui dire que ça me flattait beaucoup de voir qu’il entretenait son devoir de mémoire. Il m’avait écrit une très, très belle lettre, mais c’en était resté là jusqu’à ce que je reçoive un mot de la ministre, en janvier, pour me dire qu’ils avaient décidé de lui remettre la médaille. »

« C’est un honneur qui lui était dû », ajoute M. Croteau, en insistant pour que l’auteur de cet article répète trois fois le mot « dû ».

Il faut dire qu’en plus de ses abracadabrants récits d’aventures, le Capitaine Bonhomme a légué au Québec, avec son fameux « les sceptiques seront confondus, dus, dus, dus », une phrase qui fait partie intégrante de notre vocabulaire.

« Contrairement à mon paternel, je n’exagère pas en disant qu’il ne se passe pas une semaine sans que je l’entende ou que je la lise dans les médias. C’est merveilleux que les gens ne l’oublient pas et l’aiment encore », confie M. Croteau.

Faire revivre le Capitaine ?

Il n’existe malheureusement que très peu d’images d’archives du Capitaine Bonhomme. À peu près tout ce que possédait TVA, où il a passé une grande partie de sa carrière, a disparu.

N’empêche, Claude Croteau caresse le projet de faire revivre le Capitaine Bonhomme sur scène.

« C’est mon rêve, dit l’homme de 72 ans. Je me suis permis d’écrire une aventure, qui s’appelle Un stradivarius chez Confucius. Est-ce que ça va arriver ? Si Dieu et un producteur le veulent, oui, bientôt. J’y travaille. »

À la barre d’un grand bateau dans un monde meilleur, Michel Noël en est sûrement très fier.