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Une étude du BAPE réclamée sur le projet Laurentia à Québec

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Une motion sera déposée au conseil municipal de la Ville de Québec, lundi, afin de réclamer une étude du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du Québec sur les effets du projet de terminal de conteneurs Laurentia.

Des conseils de quartier et des groupes environnementaux craignent que ce projet du Port de Québec amène son lot de problèmes environnementaux dans le secteur.

Ils s’inquiètent notamment de l’augmentation de la circulation et d’une hausse des particules dans les quartiers situés autour du Port de Québec avec ce quai en eau profonde.

«Il y a cinq conseils de quartier, il y a des groupes de citoyens qui se sont regroupés pour dénoncer ce fait et qui demandent la tenue d’un BAPE pour examiner de façon exhaustive les impacts, principalement sur la circulation, mais également sur toute la question de la qualité de l’air», explique Raymond Dion, conseiller indépendant du district de Loretteville-Les Châtels.

Les deux conseillers municipaux qui déposeront la motion, Raymond Dion et Jean Rousseau, souhaitent aussi obtenir des chiffres plus précis sur la fréquence du transport de marchandises entourant le projet Laurentia.

«La tenue d’un BAPE permettrait de savoir exactement combien il va y avoir de camions et combien il va y avoir de trains parce qu’on nous dit 10%, 180 trajets par jour de camions, alors qu’à Montréal, on est à 1100 camions par jour, 55%. Alors déjà, d’avoir l’information concernant le véritable nombre de transits, ça, c’est important», soutient Jean Rousseau, conseiller municipal du district du Cap-aux-Diamants.

Le Port de Québec, de son côté, soutient que cette demande a déjà été entendue lors des rencontres entre l’administration portuaire et ces différents groupes citoyens au cours des derniers mois.

L’organisation ajoute cependant qu’elle ne fournira pas de commentaires supplémentaires et suivra plutôt les discussions en cours au niveau des instances politiques.

Dans un rapport préliminaire dévoilé en novembre dernier, l’Agence d’évaluation d’impact du Canada avait affirmé que ce projet d’agrandissement du Port de Québec aurait de multiples «effets environnementaux négatifs importants».

«L’Agence est d’avis que le projet entraînerait des effets environnementaux résiduels négatifs importants directs et cumulatifs sur le poisson et son habitat, la qualité de l’air, la santé humaine, l’usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles, plus particulièrement liés à la pêche [et] les conditions socioéconomiques liées à la pêche récréative et commerciale», peut-on lire dans le document.