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Une semaine de plein air où la prudence est de mise, préviennent des experts

Il faut éviter les erreurs de la semaine de relâche de l’an dernier, avertissent des experts

GEN - ACHALANDAGE GROUPE PLEIN AIR
Photo Martin Alarie

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Les Québécois seront nombreux à profiter du plein air durant la semaine de relâche si l’on se fie à plusieurs centres d’activités extérieures qui sont déjà débordés. La prudence sera toutefois de mise, préviennent des experts qui craignent une troisième vague imminente.

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«Il fait tellement beau cette année qu’on va essayer de profiter de cette température!», lance Marie-Pier Fradette, rencontrée hier au parc de la Pointe-aux-Lièvres, à Québec, qui s’amusera dehors avec ses enfants lors des sept prochains jours. 

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Visiblement, elle est loin d’être la seule comme a pu constater Le Journal dimanche. Autant à Montréal qu’à Québec, les parents qui seront en congé cette semaine veulent sortir dehors et prendre le grand air (voir textes plus bas).

Si les allégements permis par le premier ministre François Legault pour cette période sont accueillis à bras ouverts, il ne faut pas oublier que la semaine de relâche 2020 a été le catalyseur de la première vague qui a fait 5782 décès au Québec. 

«C’est un moment où il y a beaucoup de contacts, donc ça avait beaucoup accéléré la transmission, en plus de ceux qui ont importé le virus en revenant de voyage», rappelle Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec.    

  • Écoutez la revue de l’actualité de Pierre Nantel et Maude Boutet sur QUB radio:   

Troisième vague

Bien que la situation soit différente cette fois, notamment en raison des restrictions sanitaires et de l’annulation de la majorité des voyages, les variants pourraient bien compliquer les choses. 

D’après la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au CHUM, le risque d’une recrudescence des cas très importante, comme celle qui a poussé le système de santé au bord du gouffre après les Fêtes, est bien réel après la relâche. 

«Si on baisse la garde alors qu’il y aura plus de contacts [cette semaine] que dans les dernières semaines, on risque de voir arriver une troisième vague à vitesse grand V. Ce serait une erreur de poursuivre ou d’ajouter des allégements après la relâche», croit-elle. 

Relâcher la pression

Mais les activités extérieures restent une bonne façon de relâcher la pression, alors qu’on « célèbre » la première année de la pandémie de COVID-19.

«On garde le contrôle, mais on nous donne de l’oxygène. Les Québécois avaient besoin de cette semaine de relâche pour bouger et décompresser», affirme Pierre Lavoie, cofondateur du Grand défi qui porte son nom.

Faire le plein de glissades         

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Photo Clara Loiseau

Même s’il travaille pendant toute la semaine de relâche, Patrick Boisclair a déjà prévu d’aller glisser le plus souvent possible avec son fils Mickaël, 4 ans, au parc Lafontaine à Montréal.

Durant la journée, ce sera plus sa maman qui s’occupera de lui avec plein d’activités différentes, comme aller au cinéma, explique M. Boisclair.

Une relâche culturelle         

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Photo Clara Loiseau

Pour Jean-François, le papa de Raphaël, 6 ans, la relâche est synonyme de visite de la famille dans les autres régions. Mais cette année, impossible avec la pandémie. Résultat, la famille restera dans la métropole pour profiter des parcs et des musées, explique le père de famille. «On va aller au musée Pointe-à-Callière, sûrement au Biodôme et dans d’autres musées», ajoute-t-il.

Du bricolage plutôt          

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Photo Clara Loiseau

Avec la pandémie, impossible de partir vers le sud cette année pour Harmony Otin et sa famille. Les chalets, eux, sont trop chers. Alors pour changer, le couple de Montréalais restera en télétravail et s’occupera de faire faire des activités de bricolage à Orso, 11 ans, Sandro, 8 ans, et Lola-Jen, 5 ans et demi. «Avec le télétravail, on n’a pas vraiment le choix d’être créatif à la maison pour les occuper pendant qu’on travaille», explique en riant Mme Otin.

Profiter des parcs         

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Photo Clara Loiseau

Pour Ennerick Abelha, la relâche sera l’occasion de profiter au maximum de l’extérieur cette année avec sa fille Élia, 7 ans, et son fils Léo, 4 ans. «Cette année on reste dans le secteur vu qu’on ne peut pas voyager, donc pas de chalet, on suit les règlements», explique le professeur. Au programme : journée au ski, glissade et randonnée dans les parcs autour de Montréal.

Pas de service de garde         

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Photo Didier Debusschere

Audrey Bégin Dubé, de Québec, souligne que les services de garde en milieu scolaire sont fermés. «Alors on reste à la maison, on s’organise avec nos employeurs. J’ai la chance d’avoir un employeur qui est hyper compréhensif», dit la mère de trois enfants de 6, 12 et 14 ans, avec qui elle compte «aller jouer dehors» et faire de la raquette.

C’est plein partout!         

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Photo Dominique Lelièvre

Que ce soit pour aller à la piscine municipale ou au centre de glisse, où il faut réserver, c’est un peu le parcours du combattant pour obtenir une place, ont remarqué Cherif et Radia, parents d’une fillette de 6 ans et d’un garçon de 4 ans, à Québec. «C’est incroyable. Il n’y a rien où on peut “booker” quelque chose et ça nous limite par rapport aux activités qu’on peut faire», soulève le père, rencontré au Centre de glisse Myrand, à Sainte-Foy. 

Papi à la rescousse         

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Photo Didier Debusschere

Michel Hébert, de Charlesbourg s’occupera de ses petits-enfants de 4 ans, 7 ans et 9 ans, pour donner un coup de main à sa fille qui est infirmière dans un CHSLD. S’il est conscient que Québec le déconseille, il considère qu’il prend un risque calculé. «J’ai passé deux mois et demi avec eux en mars et avril. J’ai 61 ans, mais il n’en demeure pas moins qu’on fait attention», dit-il. Glissades, activités à la maison et peut-être une sortie au cinéma sont à l’horaire.

Il ne manque que les restos         

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Photo Didier Debusschere

Glissades, promenade en traîneau à chiens, luge avec cheval... un gros programme attend William, 5 ans, avec ses parents Sylvain Latouche et Marie-Pier Fradette, de Neufchâtel, à Québec. «Il y a encore beaucoup de possibilités [d’activités familiales]. Zone rouge, zone orange, pour moi, personnellement, ça ne change absolument rien. On aurait peut-être juste été se gâter au restaurant, c’est la seule chose qu’on aurait faite de plus si nous étions en zone orange», dit la mère.

Tout le monde veut aller glisser         

Dans les centres de glissades, la clientèle ne manque pas. «On ne s’attendait pas à avoir un aussi gros achalandage. Je pense que le monde a envie de faire des activités de plein air», constate Guillaume Perreault, directeur de la gestion de l’offre au Groupe plein air Terrebonne. Près de Québec, le centre de jeux d’hiver du Village Vacances Valcartier affiche complet jusqu’à samedi (sauf le soir). En revanche, il est toujours possible de visiter l’Hôtel de glace, situé sur le même site, et même d’y dormir.

On a hâte d’aller au cinéma         

Les places de cinéma s’envolent partout, une preuve que les Québécois avaient hâte de retourner voir des films sur grand écran, croit Daniel Séguin, vice-président de l’exploitation pour Cineplex.

«C’est vraiment une bonne surprise pour nous, les gens sont au rendez-vous», ajoute-t-il.

Comme lui, le directeur général des Cinémas Beaubien, du Parc et du Musée à Montréal note que l’engouement est réel. Selon lui, 40 % des séances affichent déjà complet.

Le ski très populaire         

Ça se bouscule sur les plateformes de réservation des stations touristiques Stoneham et Mont-Sainte-Anne. En raison de la pandémie, le nombre de personnes pouvant accéder aux montagnes est restreint, et les billets partent vite. Les conditions de ski s’annoncent idéales lors des prochains jours. «Les gens veulent skier. La relâche, c’est un moment qui nous attire beaucoup de clientèle», signale la porte-parole des deux stations, Lisa-Marie Lacasse.

Allons au musée         

De nombreux musées de la province affichent déjà complet pour l’entièreté de la semaine de relâche. Au Musée d’art contemporain, aucune place disponible avant le 10 mars. Du côté du Musée des beaux-arts de Montréal, c’est la même chose pour l’exposition d’envergure Riopelle, confie Pascale Chassé, directrice des communications pour le musée. «On est content parce qu’on voit que les gens se sont vraiment ennuyés du musée et qu’ils avaient hâte de revenir!», se réjouit Mme Chassé

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