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Yémen: cinq civils tués dans une attaque dans la ville de Hodeïda

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Cinq civils, dont un enfant, ont été tués dimanche dans le tir d’un obus à Hodeïda, ville stratégique de l’ouest du Yémen, les belligérants s’accusant mutuellement d’être responsable de cette attaque. 

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L’obus a touché une maison près de l’aéroport dans l’extrême sud de la ville portuaire contrôlée par les rebelles Houthis.

Dans la guerre au Yémen, les forces gouvernementales sont appuyées militairement par une coalition de pays emmenée par l’Arabie saoudite, et les Houthis sont soutenus par l’Iran, qui nie toutefois fournir des armes aux insurgés.

«Cinq civils, dont une femme et un enfant, ont été tués chez eux dans un tir d’obus de mortier», a indiqué à l’AFP un responsable militaire loyaliste, en accusant les Houthis.

Selon l’agence de presse Saba, tenue par les rebelles, les civils ont été tués par deux frappes aériennes de la coalition militaire.

L’ONU a condamné avec «la plus grande fermeté» cette attaque, qui a également blessé trois civils, selon elle.

«Ces pertes civiles dévastatrices et continues constituent une nouvelle violation du droit humanitaire international et des termes de l’accord de Hodeïda et du cessez-le-feu», a déclaré Abhijit Guha, chef de la Mission des Nations unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH).

En 2018, le gouvernement et les Houthis ont signé en Suède cet accord, dit «accord de Stockholm», en vue de la démilitarisation de la ville portuaire stratégique de Hodeïda, principal point d’entrée de l’aide humanitaire au Yémen.

Le lieutenant général Guha a appelé les deux parties à permettre aux observateurs de la MINUAAH d’accéder aux lieux où se sont déroulées de «récentes et importantes violences militaires».

Les Nations unies se sont déjà inquiétées le mois dernier d’une recrudescence des combats dans la région, affirmant que des milliers de civils étaient en danger.

L’essentiel des importations alimentaires du pays et de l’aide humanitaire transite par la région de Hodeïda.

L’attaque de dimanche intervient au moment où les rebelles mènent une bataille meurtrière pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays.

Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis, qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa, qu’ils contrôlent toujours.

La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d’après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.