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L’accusé était sur le point d’exploser

Le juge surseoit au prononcé de la peine pour deux ans

Alexandre Legault
Photo d'archives, Kathleen Frenette Alexandre Legault, de passage en cour en octobre 2020, alors qu’il avait été trouvé coupable de conduite dangereuse et de port d’arme dans un dessein dangereux.

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Trouvé coupable de conduite dangereuse et de port d’arme dans un dessein dangereux, un ancien militaire en choc post-traumatique a vu le tribunal surseoir au prononcé de sa peine pour une période de deux ans. 

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Lors du jugement prononcé par le juge Mario Tremblay en octobre 2020, ce dernier avait également déclaré Alexandre Legault non criminellement responsable de voies de fait armées et de délit de fuite pour cause de troubles mentaux, tant et si bien que mardi, au moment de prononcer la peine appropriée, le magistrat se retrouvait devant un accusé « au double statut ».

« Pour les crimes pour lesquels il a été trouvé non criminellement responsable, il a été référé à la Commission d’examen du Tribunal administratif du Québec, et pour les autres accusations, une peine doit être prononcée », a-t-il rappelé. 

Rage au volant

Le 28 mars, après plusieurs manœuvres qui ont fait monter la tension entre Legault et un autre automobiliste alors que tous les deux se trouvaient sur l’autoroute 40, à la hauteur de Saint-Marc-des-Carrières, l’ancien militaire a tiré un coup de fusil à plomb de calibre 410 dans le pneu de la voiture où prenaient place deux adultes et trois enfants.  

À la suite de l’impact, le père de famille s’est garé pour se diriger vers le véhicule de Legault, qui l’a sommé de reculer.  

En prenant la fuite avec sa voiture, l’ancien militaire a happé le père de famille, le blessant très sérieusement à la jambe.  

Arme chargée

Sans minimiser les comportements de l’accusé, le président du tribunal a rappelé que le soir des événements, la réaction justifiée du père de famille a « retiré la goupille d’une grenade qui était sur le point d’exploser ». 

« L’agressivité et le recours à la violence étaient fréquents chez l’accusé depuis plusieurs mois. La victime n’est pas responsable de ses blessures, c’est l’accusé qui est responsable. Mais ce dernier ne visait pas cette victime en particulier, c’est le mauvais sort qui l’a voulu ainsi », a-t-il mentionné, en précisant que Legault s’était procuré un pistolet dans le but d’être armé si « la situation au Québec dégénérait ». 

Au chapitre des facteurs aggravants, le juge a retenu que l’ancien militaire avait mis en danger la vie de plusieurs personnes et que l’arme qu’il avait en sa possession était chargée.