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Il s’en tire à bon compte pour un acte commis durant une «période sombre»

Samuel Huot, qui a plaidé coupable pour avoir proféré des
Photo d'archives Samuel Huot lors de son passage en cour le vendredi 13 avril 2018.

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Un arboriculteur condamné il y a trois ans pour avoir fomenté la haine s’est de nouveau retrouvé devant la justice, mardi, cette fois pour y recevoir une sentence à la suite d’une accusation de conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions corporelles.

En 2017, quelques jours après la tuerie survenue à la grande mosquée de Québec, Samuel Huot comparaissait au palais de justice de Québec à la suite de propos haineux tenus à l’égard de la communauté musulmane durement touchée. 

Un an et demi plus tard, Huot était condamné à purger une peine de détention discontinue de 60 jours, en plus d’être soumis à une période de probation de 18 mois.

Or, quelques semaines après avoir obtenu sa sentence, il était impliqué dans une collision alors qu’il avait les facultés affaiblies par la drogue. 

« Alors que monsieur circulait en voiture, plusieurs appels ont été faits rapportant qu’il avait une conduite erratique. Il a percuté le véhicule de la victime, puis a quitté les lieux pour finalement être intercepté dans le stationnement du centre de détention de Québec », a brièvement rappelé le poursuivant, Me Jean-Sébastien Lebel, au juge Bernard Lemieux. 

Fortement intoxiqué

Bien que les analyses sanguines aient démontré que l’homme était fortement intoxiqué et que la victime a subi des blessures importantes, mais « non permanentes », le rapport présentenciel qualifié de « très bon » par les intervenants au dossier les a amenés à suggérer au tribunal d’imposer une peine de 90 jours à être purgée de façon discontinue. 

« Lors de la commission des infractions, monsieur était dans une période plus sombre de sa vie et ses démêlés judiciaires se sont faits de façon contemporaine avec le décès de ses deux parents. La victime est très empathique et elle souhaite qu’il puisse poursuivre sur la bonne voie puisque depuis, il a cessé sa consommation », a ajouté le procureur. 

La période de détention sera assortie d’une période de probation de deux ans, de 120 heures de travaux communautaires et d’un don de 1500 $ qui sera remis à RÉHAB, un organisme beauceron qui travaille notamment à la prévention de la récidive.