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«Enfin!», disent les restaurateurs et les gyms

«Enfin! Quel soulagement!», soupire Yanick Parent, propriétaire de plusieurs restaurants, dont Le Bello et La Bûche.
Photo d'archives, DIDIER DEBUSSCHERE «Enfin! Quel soulagement!», soupire Yanick Parent, propriétaire de plusieurs restaurants, dont Le Bello et La Bûche.

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Des restaurateurs de Québec sont soulagés et ravis de pouvoir de nouveau accueillir des clients dans leurs salles à manger à partir de lundi prochain, même s’ils ont tout un défi logistique devant eux. 

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« Enfin ! Quel soulagement ! Quel soulagement de voir tout mon personnel arrêter de souffrir et de stresser à savoir quand est-ce qu’on allait ouvrir, à vivre dans l’inconnu », soupire Yanick Parent, propriétaire de plusieurs restaurants, dont Le Bello et La Bûche.

« On se cachera pas qu’après cinq mois, les liquidités ne sont plus les mêmes. C’était vraiment le temps qu’on rouvre. »  

Le gouvernement Legault a annoncé mercredi que la Capitale-Nationale passera en zone orange lundi prochain, ce qui se traduira par la réouverture des salles à manger et des gyms, mais pas des spas. 

« On a beaucoup d’employés qui avaient hâte de recommencer à travailler. Pour l’industrie de la restauration et pour la population en général c’est une très bonne nouvelle », se réjouit Jean Martin, qui détient les franchises des rôtisseries St-Hubert à Québec et sur la Rive-Sud. 

« Naturellement, on est ravis de savoir qu’on peut finalement rouvrir », dit Fabio Monti, copropriétaire de L’Atelier. « Le seul point négatif c’est qu’on a très peu de temps pour se préparer. On a quatre jours pour remettre en marche deux restaurants qui sont arrêtés depuis très longtemps. »  

Fabio Monti et Alexandre Grenier, copropriétaires du restaurant L’Atelier sur la rue Grande Allée, à Québec, saluent la décision du gouvernement de permettre la réouverture des salles à manger à compter de lundi, puisque la Capitale-Nationale passera de la zone rouge à celle orange.
Photo Elsa Iskander
Fabio Monti et Alexandre Grenier, copropriétaires du restaurant L’Atelier sur la rue Grande Allée, à Québec, saluent la décision du gouvernement de permettre la réouverture des salles à manger à compter de lundi, puisque la Capitale-Nationale passera de la zone rouge à celle orange.

Personnel et approvisionnement

Trouver du personnel et s’approvisionner dans un si court délai ne sera pas une tâche facile de l’avis des restaurateurs, dont certains ont perdu jusqu’à la moitié de leurs employés. 

« Il n’y a plus rien dans les frigos, dans les congélateurs, on a tout vidé. Il faut partir de A à Z », raconte M. Parent, dont les chefs étaient déjà au téléphone avec des fournisseurs.  

« On a eu énormément de personnel qui a changé de domaine. On est à la recherche depuis déjà quelques semaines, c’est très difficile d’avoir des nouveaux employés, des CV », relate M. Monti. 

Le fait d’accueillir un nombre limité de clients et durant moins d’heures en raison du couvre-feu donne néanmoins un coup de pouce, d’après M. Martin. 

Gyms et spas

« On est très heureux de renouer avec les clients. On est contents finalement de pouvoir faire notre métier », a réagi Gabriel Hardy, propriétaire du gym Le Chalet.

« Ça fait cinq mois qu’on est fermés. On a perdu énormément de personnel et là en dedans de quatre jours on doit se revirer de bord puis trouver des solutions », fait-il toutefois remarquer, en invitant le gouvernement à consulter davantage. 

Pour sa part, l’Association québécoise des spas n’a pas caché sa frustration, criant à l’incohérence et la discrimination contre l’industrie.

Elle a invité les autorités de santé publique à venir constater la sécurité des lieux.