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Voici ce que la pandémie vous a appris

Gens qui portent des masques en ville
Photo d'archives, Ben Pelosse

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Dimanche, je vous ai demandé quelles leçons vous aviez apprises lors des douze derniers mois. Vous avez été nombreux à m’écrire, et je vous en remercie.

Voici quelques-unes de vos réponses.  

  • Il est moins dangereux d’être 2000 dans un Cotsco à acheter du papier de toilette que 50 à manger dans un restaurant.   
  •  Contrairement à ce que plusieurs pensent, on n’a pas besoin d’être physiquement au bureau pour travailler. Avant la pandémie, ma meilleure amie ne pouvait travailler de sa maison, car son patron disait que son poste ne le lui permettait pas. Aujourd’hui, elle travaille de chez elle cinq jours sur cinq. Et elle fait ce qu’elle a à faire !  
  •  C’est bien beau, faire de longues études, mais quand tu es en pandémie, c’est de camionneurs que tu as besoin... Des commis d’épicerie, des livreurs – plein de métiers qu’on regardait de haut.    
  • La pandémie a le dos large. Le moindre problème est mis sur le compte de la pandémie !  
  • Ce ne sont pas les gens qui entrent masqués dans une banque qui font peur, mais ceux qui entrent sans masque !  
  • Un masque ne te protège pas de la maladie mentale.   
  • Les fleuristes sont... des services essentiels ?    
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  • J’ai appris que je suis vieux. J’ai 71 ans, mais avant, personne ne me disait que j’étais vieux. Aujourd’hui, on me le répète tous les jours. « Fais ci, t’es vieux ! Fais pas ça, t’es vieux ! »  
  •  On finit toujours par récolter ce qu’on sème : coupes en santé, indifférence face au sort des personnes âgées, absence de soins à domicile... Ça finit toujours par nous rattraper !  
  •  L’Histoire ne manque pas d’ironie. La preuve : on a souligné les 50 ans de la crise d’Octobre... en demandant à l’armée canadienne de venir nous aider !   
  • Il faut cesser d’essayer de comprendre les décisions du gouvernement... Ouvrir les piscines municipales, mais fermer les piscines d’hôtel ? Interdiction de jouer au tennis, même en simple, alors qu’on est à 15 mètres de distance l’un de l’autre ? Où est la logique ?  
  •  Notre système de santé est tellement gros que la tête ne voit pas les pieds. La ministre de la Santé disait que les employés ne passaient pas d’un CHSLD à l’autre... alors que dans les faits, ils le faisaient ! Malheureusement, les administrateurs sont situés tellement haut dans l’organigramme qu’ils sont complètement déconnectés du terrain. Ils doivent lire le journal pour savoir ce qui se passe en bas !  
  • Notre « cellule de crise » est un monstre à deux têtes. Quand une décision de François Legault est mal accueillie, il dit que c’est la faute du Dr Arruda ! Et vice-versa ! Ces deux-là passent leur temps à se lancer la balle...   
  • En temps de pandémie, on ne vérifie rien. On donne de la PCU à des fraudeurs, on octroie des contrats à des gens qui ont fait de la prison...  
  • Félix Leclerc avait tort quand il disait que la meilleure façon de tuer un homme est de le payer à ne rien faire. Des milliers de jeunes ont reçu de la PCU pour se pogner le beigne, et ils étaient bien contents !