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Une matraque pour faire pression sur sa copine

Coupable d’agression sexuelle armée et de voies de fait

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Un jeune homme de 22 ans qui a instauré auprès d’une de ses anciennes copines un climat qualifié par la juge de « malsain et contrôlant » a été trouvé coupable, jeudi, d’agression sexuelle armée et de voies de fait. 

Guillaume L’Heureux amorçait sa majorité lorsqu’il a agressé sa copine de l’époque en utilisant notamment, comme moyen de persuasion, une matraque. 

Si, au départ, l’accusé était « gentil », comme l’a raconté la victime à la juge Marie-Claude Gilbert, le comportement toxique du jeune homme a eu tôt fait de changer la donne. 

S’adonnant à la consommation de stupéfiants, L’Heureux a changé, et la jalousie et l’insécurité se sont installées au sein du jeune couple. 

« Sans raison particulière, l’accusé passe des commentaires désobligeants à la jeune fille en la traitant de conne et de salope. Il n’aime pas qu’elle regarde les autres garçons ou qu’elle soit vêtue de jolie façon ou qu’elle se maquille », a rappelé la présidente du tribunal. 

Le soir de l’Halloween, en 2016, alors que la jeune fille n’avait pas envie d’avoir une relation sexuelle, il l’a frappée au visage. Comme elle ne voulait pas recevoir d’autre coup, elle a fini par consentir à la relation et a « attendu que ça finisse sans réagir ». 

La veille de Noël de cette même année, alors qu’elle a refusé d’avoir une relation, il a sorti une matraque. 

« Elle craignait qu’il ne la frappe avec. Il a déployé sa matraque et l’a mise sur son cou. Prise de panique elle lui a dit que c’était beau et qu’elle avait compris. Il a refermé la matraque puis la jeune fille s’est laissé faire et elle a attendu que ça se termine », a continué la présidente.

Relation malsaine

Au cours de leur relation, plusieurs épisodes de violence sont survenus, et, dans le cadre du procès, si l’accusé a admis avoir ressenti de la jalousie et usé de violence notamment en frappant dans les murs, il a nié catégoriquement les agressions sexuelles ainsi que la violence verbale et physique commise à l’égard de la victime.

« Selon sa version, sa copine était consentante. Le témoignage de l’accusé ne soulève aucun doute raisonnable. Il a fait preuve d’une insensibilité marquée et a instauré une relation malsaine en utilisant différentes stratégies pour exercer un contrôle sur la jeune fille », a précisé la juge.

Le témoignage de la victime a été jugé « crédible et sincère » par le tribunal, qui a ajouté que la jeune femme avait témoigné avec honnêteté et franchise.