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Son bébé opéré à cœur ouvert: Catherine Dorion de retour après des moments angoissants

La solidaire reprend le travail six mois après la naissance de sa fille, née avec une malformation

Quebec
Photo Stevens LeBlanc La députée Catherine Dorion, ici chez elle avec sa petite fille maintenant tirée d’affaire, reprend son travail de députée.

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Catherine Dorion reprend son boulot de députée après des moments angoissants vécus avec son troisième enfant, né avec une malformation cardiaque.

L’élue de Taschereau s’est absentée de l’arène politique pendant six mois, un congé qu’elle aurait volontiers prolongé encore un peu pour prendre soin de son bébé, qui a dû subir une opération à cœur ouvert.  

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La pression de revenir le plus rapidement possible à l’Assemblée nationale, la solidaire la ressent. Elle vient du public, mais aussi d’elle-même. 

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Les députés québécois n’ont pas accès au Régime québécois d’assurance parentale. Même si le sujet est fréquemment discuté, l’instauration d’un congé parental pour les parlementaires tarde à se réaliser. 

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« C’est ma troisième fille. J’avais pris un an pour la première, neuf mois pour la deuxième [avant son entrée en politique] et là, la pauvre, elle aura eu six mois, confie-t-elle, dans sa première entrevue accordée depuis son retour. Je n’ose pas aller au-delà de ça, pour mon enfant j’aurais aimé mieux, mais en même temps, les pressions sont grandes, celles qu’on se met nous-même, celles que les autres nous mettent. »

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Opération risquée 

Et les derniers mois n’ont pas été de tout repos. Peu après l’accouchement, on découvre une malformation cardiaque à son nouveau-né.

Âgée d’à peine trois mois et demi, sa fille devra subir une chirurgie délicate. Les parents vivent des moments intenses de stress et d’angoisse. 

« C’était une opération qui était risquée pour un si petit bébé, alors on a été très chanceux. [Les médecins] nous avaient expliqué qu’il y avait des petits risques de décès, petits risques de troubles neurologiques après l’opération et des risques moyens qu’elle ait besoin d’avoir un pacemaker toute sa vie », se remémore Catherine Dorion. Mais sa petite semble tirée d’affaire, un soulagement pour la famille. 

Cette expérience lui aura fait prendre conscience de la « valeur inestimable » d’un système de santé comme au Québec, où tous les citoyens, qu’ils soient riches ou pauvres, ont accès à une médecine de qualité. 

« Je me disais quelle richesse collective pareil ! Ces angoisses-là, non seulement ne sont pas accompagnées d’angoisses financières, monétaires, c’est déjà tellement angoissant que si en plus on me disait “ça va vous coûter 600 000 $ cette aventure-là”, ça aurait été tout un autre niveau de stress et je ne vois pas comment on aurait pu en prendre plus », insiste la députée de Québec solidaire.

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Fébrilité

Après toutes ces émotions, Catherine Dorion est tout de même fébrile à l’idée de revenir mettre son grain de sel dans le débat politique. Notamment quand elle regarde la saga du tramway de Québec.

  • Écoutez l’entrevue de Catherine Dorion, députée solidaire de Taschereau

Elle reproche au gouvernement caquiste de jouer une « game politique » avec un enjeu qui doit pourtant améliorer la qualité de vie des gens de la capitale nationale.

Elle trépigne d’impatience de talonner la CAQ à l’Assemblée nationale à ce sujet. 

Ce qu’elle a dit sur...  

LA SAGA DU TRAMWAY DE QUÉBEC  

« Coudonc, c’est quoi la game politique [que la CAQ] joue ? C’est frustrant, car c’est un enjeu qui concerne la qualité de vie à Québec. [...] On arrive avec une solution qui a été pensée pendant de longues années par une tonne d’experts et là, tu as un Conseil des ministres qui dit “moi je connais ça mieux que vous autres”. Je ne pense pas, j’ai l’impression que c’est un prétexte. » 

L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19 

« Je l’ai vécu comme tout le monde. Presque pas voir de monde, essayer d’avoir de l’aide pour le bébé, tout en faisant attention que ci et ça soient respectés, déprimer parce que la vie est un petit peu plate. »

LA GESTION DE LA PANDÉMIE PAR LE GOUVERNEMENT LEGAULT  

« Dans le milieu de la culture, on a vu que depuis avant Noël, la Santé publique recommandait de rouvrir les salles. On voit qu’il y a des choix politiques qui sont faits. Je pense que ces choix politiques là, on devrait pouvoir les critiquer. Pour le reste, pour ce qui est de la Santé publique, je me dis, à qui d’autres faire confiance sinon à eux ? Moi, je ne suis pas scientifique, pas médecin, pas infectiologue, pas épidémiologiste, la Santé publique, c’est notre barème. »