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Guy Lafleur: l’importance de redonner

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Guy Lafleur ne vit pas des moments faciles, mais le légendaire attaquant du Canadien de Montréal reste fidèle à lui-même: positif et le cœur sur la main.

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Vendredi, l’homme de 69 ans participait au lancement d’une nouvelle campagne de financement pour la Fondation du CHUM, en lien avec la recherche sur le cancer.

«C’est important parce que dans ma carrière, les partisans m’ont tout donné. En retour, tu veux leur donner quelque chose, a affirmé Lafleur, lors d’un entretien avec Louis Jean sur les ondes de TVA Sports. Tu veux participer à différentes collectes de fonds et différents organismes, pour les aider à atteindre leurs buts au maximum. C’est beau recevoir dans la vie, mais il faut aider aussi.»

«Il faut essayer d’amasser le plus d’argent possible pour aider la population en général à se sortir de ça et trouver une solution qui va éventuellement lui donner une meilleure qualité de vie.»

Une récidive

Dans les derniers mois, Lafleur a fait face à une récidive de son cancer des poumons. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dernières années n’ont pas été faciles sur le plan médical pour le meilleur pointeur de l’histoire du CH.

En l’espace de deux mois en 2019, le célèbre numéro 10 a subi un quadruple pontage coronarien et s’est fait retirer une partie de son poumon droit. Moins d’un an plus, tard, il apprenait que le cancer s’attaquait dorénavant à son poumon gauche.  

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Cette fois, le «Démon blond» n’est pas passé sous le bistouri.

«J’étais content qu’ils ne me l’enlèvent pas, parce que ce ne sont pas des opérations faciles. Au moins, ils peuvent le traiter. Le médecin m’a dit: “on ne peut pas le guérir, mais on peut le traiter”. Pour moi, c’était très encourageant.»

Un éternel positif

Malgré les épreuves, Lafleur choisit de voir le verre à moitié plein.

«Ça va pas si pire. J’ai des traitements toutes les trois semaines. Le dernier scan que j’ai passé – il y a environ un mois et demi – montrait que la masse avait diminué», a-t-il dit avec enthousiasme.

Il n’en reste pas moins que l’homme de 69 ans doit s’adapter et composer avec la réalité de ses traitements.

«C’est difficile après les traitements. Je dors beaucoup. Je n’ai pas de “zip”. C’est difficile à contrôler. Mais d’un autre côté, mon oncologue me dit que si je suis fatigué et que je m’endors, c’est que j’en ai besoin.»

Questionné sur ce qu’on pouvait lui souhaiter pour la suite, Lafleur a évidemment répondu la santé, mais il a rapidement pensé à tous ceux étant dans la même situation que lui.

«La santé à tout le monde qui ont les mêmes symptômes que moi ou la même maladie. Je pense qu’en nous regroupant et en nous serrant les coudes, nous allons faire en sorte de la vaincre un jour, cette maladie-là», a conclu Lafleur avec émotion.

Fondation du CHUM: toute une équipe derrière Guy Lafleur   

Ce sont les plus grands noms du hockey qui ont choisi de donner un coup de main à Guy Lafleur dans sa quête d’aider La Fondation du CHUM. 

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Mario Lemieux, Wayne Gretzky, Patrick Roy, Scotty Bowman, Yvan Cournoyer, Marie-Philip Poulin, Sidney Crosby, Jonathan Drouin et Alexis Lafrenière ont mis la main à la pâte et ont participé à une touchante vidéo afin d’encourager la population à donner pour aider la recherche contre le cancer. C’est sans compter Serge Savard et l’agent de joueur Allan Walsh, les coprésidents de la campagne de financement. De plus, les donateurs auront certains privilèges et discuteront notamment en direct sur Facebook avec des légendes du hockey telles que Raymond Bourque, Martin Brodeur et Martin St-Louis. 

Toute la communauté de la LNH fait ainsi équipe avec Lafleur.

«Si tu ne joues pas en équipe, c’est impossible de remporter des victoires ou d’atteindre ton but dans quoi que ce soit. Lorsqu’on demande aux gens de participer, c’est un travail d’équipe», a-t-il dit.

Lafleur a également utilisé un exemple concret pour démontrer que la recherche donnait des résultats.

«Mon père est décédé du cancer du poumon en 1992. C’était un gros fumeur et un soudeur. Les traitements qu’ils ont aujourd’hui, c’est complètement différent. Si mon père avait eu les mêmes traitements que moi, il serait peut-être encore en vie.»

Et le CH?

Parlant d’équipe, impossible de ne pas prendre le pouls de Lafleur sur l’édition 2020-2021 de la Sainte-Flanelle. Présentement, le club connaît une séquence difficile, après avoir largement dominé ses rivaux en début de saison.

«Dans une saison, il y a des hauts et des bas. Je pense que dans les dernières semaines, ils ont atteint le plus bas qu’ils pouvaient atteindre. J’ai l’impression qu’avec les changements qu’ils ont connus dernièrement, ça va reprendre. Il y a trop de talent au sein de cette équipe-là pour continuer à avoir des déboires comme dans les dernières semaines. Ça ne peut pas durer.»

Si Guy Lafleur le dit...