/news/health
Navigation

Près de 180 000$: des dons inespérés pour la Fondation SABSA

Même sans campagne de financement, elle amasse près de 180 000$

Près de 180 000$: des dons inespérés pour la Fondation SABSA
PHOTO D'ARCHIVES

Coup d'oeil sur cet article

La fondation de la coopérative de solidarité SABSA, qui offre des soins aux plus vulnérables à Québec, a reçu des dons inespérés totalisant 178 000 $ en 2020 même si elle a dû annuler sa campagne de financement annuelle en raison de la pandémie. 

« C’est exceptionnel ce qu’il s’est passé ! Il y a vraiment eu une attention envers les plus vulnérables cette année », lance la présidente de la Fondation SABSA, Agnès Maltais, reconnaissante. 

Objectif fracassé

L’objectif de la campagne qui devait avoir lieu était initialement de 120 000 $. Finalement, ce sont 174 particuliers, petites entreprises et organisations qui ont mis la main à la pâte pour fracasser cet objectif de près de 60 000 $. 

« Le plus drôle, c’est qu’on a envoyé un courriel aux anciens donateurs pour leur dire qu’il n’y aurait pas de campagne. 

« C’est à partir de ce moment-là que les gens se sont mis à donner ! » explique Mme Maltais. 

Bien que le montant amassé soit moins élevé que les 278 000 $ de l’année précédente, il est accueilli à bras ouverts par la Coopérative de solidarité qui a vu la pandémie faire des ravages dans sa clientèle. 

« Cette année, on traite beaucoup plus de gens pour anxiété et dépression : les gens sont encore plus isolés, il y a plus de risque de surdose... », relate la présidente de la Fondation. 

« Il y a beaucoup de crainte en ce qui a trait à l’après-confinement », poursuit-elle. 

Dépendant 

Déjà, la Fondation SABSA se tourne vers l’avenir et prépare la prochaine campagne de financement qui doit avoir lieu dans la deuxième moitié de l’année. Encore une fois, l’objectif sera de 120 000 $. 

Si elle voit l’avenir avec optimisme, Mme Maltais souhaite tout de même que les gouvernements réalisent l’importance des services qu’offre la Coopérative de solidarité SABSA. « N’importe quel groupe de médecins de famille est financé à 100 % sur le territoire, alors qu’on doit encore dépendre du privé. Ce qui est dommage, c’est que sans ces gens-là, on ferme demain matin », affirme l’ancienne députée.