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Qui voudra encore vivre en couple?

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On attend une refonte du droit familial au Québec depuis des lustres. La famille évolue, le droit doit suivre. Mais voilà que certains exigent que les couples en union de fait aient les mêmes droits que les couples mariés. Minute papillon !

NON, JE NE LE VEUX PAS

Si plusieurs tiennent autant à ce que les conjoints de fait acquièrent les mêmes droits que les personnes mariées, c’est que des situations génèrent des injustices. Et, la plupart du temps, ces injustices concernent les femmes. 

Je vous donne un exemple : mettons que j’ai deux enfants avec un homme. La maison est à son nom et je paie tout le reste. Un jour, comme un couple sur deux, on se sépare. Est-ce que j’ai le droit à la moitié de la maison ? Sans contrat, la réponse, c’est non. 

En couple, il est bon de prévoir le pire avant qu’il n’arrive. Et, pour ça, il faut s’éduquer et connaître les conséquences du modèle qu’on choisit. Trop de gens se ramassent chez le notaire après une séparation et ne mesurent qu’à ce moment dans quel bourbier ils sont enfoncés. 

Oui, c’est poche de parler de ce qui va arriver à nos comptes de banque si on se laisse. Pis non, un contrat de vie commune, c’est pas romantique. Mais ça évitera bien des situations épouvantables. 

  • Écoutez l’entrevue de Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

MERCI, MAIS NON MERCI

À quoi ça va servir de se marier si les couples qui vivent accotés doivent se soumettre aux mêmes impératifs financiers ? Et pensez à ceci : si on va de l’avant, une personne qui n’est pas dans la même situation financière que l’autre n’aura aucun intérêt à cohabiter. Il y aura trop à perdre. Donc c’est quoi ? Les gens vont se matcher en fonction de leurs classes sociales ?

Si je décide de vivre en union libre, je veux pouvoir mener ma barque comme je l’entends.