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De l’espoir en provenance de Tokyo

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Photo AFP

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Il y a encore de gros nuages dans le ciel de Tokyo, mais quelques éclaircies redonnent espoir que les Jeux olympiques puissent se dérouler comme prévu du 23 juillet au 8 août.

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Si personne ne peut présumer de l’évolution de la pandémie au cours des prochains mois et que de nombreuses inquiétudes sont toujours bien présentes, le Comité international olympique (CIO) et le comité organisateur ont reçu quelques signaux positifs dans les derniers jours.

Malgré l’espoir des derniers temps, quelques points d’interrogation importants demeurent, à moins de cinq mois du coup d’envoi. Y aura-t-il ou pas des amateurs dans les gradins ? Le comité organisateur souhaite dévoiler les grandes lignes de son plan de match dès le 25 mars, alors que le CIO identifie la fin avril comme moment idéal pour arrêter la décision tant attendue. La possibilité de permettre uniquement aux citoyens du Japon l’accès aux stades est une option envisagée par le CIO. Les résidents pourraient être admis dans un premier temps avant qu’une décision touchant les étrangers soit prise ultérieurement.

Vent de fraîcheur 

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La nomination de Seiko Hashimoto à la tête du comité organisateur a été très bien reçue au Japon. L’ancienne patineuse de vitesse et cycliste sur piste, qui a participé à sept Jeux olympiques, a pris la relève de l’ancien premier ministre Yoshiro Mori, qui avait tenu des propos sexistes. Malgré ses excuses, il a été forcé de démissionner afin d’enrayer la grogne populaire. Plus de 1000 bénévoles avaient quitté le navire en guise de protestation et le PDG de Toyota, un très important commanditaire des Jeux, avait déclaré que les propos de Mori ne représentent pas les valeurs du constructeur.

Le relais de la torche va de l’avant 

Signal traditionnel du début des célébrations, le relais de la torche débutera le 25 mars dans la préfecture de Fukushima. Le public sera admis le long du parcours. Le port du masque sera toutefois obligatoire sans possibilité d’encourager les relayeurs en criant ou en chantant, mais seulement en frappant des mains. Les rassemblements au terme de chacune des 47 étapes seront permis, mais les gens désirant y assister devront au préalable s’enregistrer. Les détails entourant l’identité des relayeurs seront connus à la dernière minute afin d’éviter des rassemblements trop importants.

Arrivée des athlètes étrangers 

La levée de l’état d’urgence amènera, selon certains médias japonais, une autre bonne nouvelle. Les athlètes étrangers pourront en effet de nouveau entrer au Japon et ainsi participer à des compétitions préolympiques à compter d’avril, comme prévu initialement au calendrier. Les athlètes japonais présents à l’étranger obtiendront aussi le feu vert pour revenir au pays. Les athlètes devront toutefois respecter un isolement de 14 jours et seront confinés dans le périmètre de leur hôtel ainsi qu’aux sites d’entraînement et de compétitions.

Des règles sévères 

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Le CIO et le comité organisateur ont publié les quatre manuels (playbook) traçant les règles que chaque intervenant accrédité devra respecter. Le port du masque sera obligatoire sauf pour manger et à l’extérieur si la distanciation physique de deux mètres est respectée. Les contacts physiques devront être limités au minimum pendant les 14 jours précédant le départ pour le Japon et les participants devront fournir la liste des personnes avec lesquelles ils sont susceptibles d’être en contact pendant la quinzaine olympique. Un test négatif sera exigé 72 heures avant le vol et un PCR à l’arrivée à l’aéroport. Des tests auront lieu tous les quatre jours pendant les Jeux. La température de chaque participant sera prise à l’entrée des sites olympiques. De façon quotidienne, les données de santé seront colligées sur une application. Les transports publics et le tourisme seront prohibés pour tous les participants.

Levée de l’état d’urgence 

L’état d’urgence décrété le 7 février pour une période d’un mois a été levé une semaine avant l’échéance dans six préfectures. La région métropolitaine de Tokyo doit toutefois toujours composer avec l’état d’urgence.