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Grandes ambitions en suspens

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Historiquement, une participation olympique est une chance qui ne passe pas deux fois dans la carrière d’un volleyeur canadien. En effet, depuis 1976, l’équipe nationale masculine ne s’est qualifiée que cinq fois pour les Jeux olympiques, incluant ceux de Tokyo.

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« Au volleyball, c’est toujours cette fois-là ou jamais, car c’est tellement difficile, la qualification pour les Jeux. Sur une centaine d’équipes, il y en a juste 12 qui y vont, a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Glenn Hoag. On s’est quand même qualifiés, mais ça n’a pas été facile. Ce ne sera jamais facile. »  

Néanmoins, pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale masculine avait réussi à coller une deuxième qualification consécutive aux JO. Après une cinquième place des plus surprenantes à Rio en 2016, l’équipe aurait pu compter de sept à huit joueurs ayant déjà une expérience olympique. La formation canadienne était arrivée à maturité et aurait certainement eu de grandes ambitions à Tokyo. L’annulation des Jeux constituerait donc une belle occasion perdue. 

« On va perdre des joueurs importants après ça », a précisé Hoag, qui ne poursuivra pas non plus la route vers les JO de 2024.  

« Moi, je vais arrêter. Je suis revenu, car Stéphane [Antiga] a dû partir [en 2018]. Comme il restait très peu de temps avant la qualification, on a essayé de ne pas trop changer le style de coaching. On l’a fait pour ça. Moi, j’étais bien dans ma retraite, a rigolé Hoag. Je ne serai plus entraîneur-chef, mais je vais toujours rester proche du programme. Ça fait quand même partie de ma vie depuis 10-11 ans. » 

Suivre le plan  

Malgré toute l’incertitude entourant la présentation des prochains Jeux, la préparation suit son cours au sein de l’équipe nationale. Même si les joueurs n’ont pas été réunis depuis un bon moment et qu’ils sont présentement dispersés à travers le monde dans leur club professionnel respectif, les préparateurs physique et mental de l’équipe nationale restent en contact constant avec eux.  

« On prépare l’été comme s’il y avait les Jeux, même si les gars sont conscients qu’il n’y en aura peut-être pas, a indiqué Hoag. C’est sûr que pour tout athlète, surtout ceux qui ne sont pas allés aux derniers Jeux, ce serait une grosse déception. Mais les circonstances sont assez spéciales quand même. 

« La pandémie, ce qu’elle nous apprend, c’est qu’il n’y a rien de certain dans la vie, a poursuivi le Sherbrookois. Je pense qu’il faut approcher ça de cette façon et essayer de faire du mieux qu’on peut pour préparer l’équipe si on y va. [...] Si on n’y va pas, bien, on passera à autre chose. »