/sports/jo
Navigation

Olympiens dans l'incertitude: dilemme éthique pour la kayakiste Andréanne Langlois

Absolument Crédit Buda Mendes/Getty Images
Photo d'archives La pandémie rend la kayakiste Andréanne Langlois mal à l’aise devant les choix à faire.

Coup d'oeil sur cet article

Andréanne Langlois est déchirée entre son désir de participer aux Jeux olympiques et sa crainte de contaminer des personnes vulnérables.

« D’un côté, je suis étudiante en sciences infirmières. Ma mère est retournée travailler dans le domaine de la santé pour donner un coup de main depuis le début de la pandémie. Je ne veux pas nuire au système de santé et contaminer des personnes vulnérables. Mais d’un autre côté, ça fait cinq ans que je m’entraîne pour participer aux Jeux », souligne la kayakiste qui a participé aux Olympiques de 2016 à Rio.

« Je suis devant un dilemme éthique. On en parle entre les athlètes. Même si je suis jeune et en santé et que les risques sont moindres, je pense à l’ensemble de la population et non pas seulement à moi. Comme athlète, on pense habituellement à notre personne, mais on doit avoir une vision collective en temps de pandémie. »

Pas de décision précipitée

De son côté, Pierre-Luc Poulin estime qu’il n’est pas nécessaire de trancher rapidement si les Jeux auront lieu ou non.

« Le CIO et le comité organisateur peuvent se permettre d’attendre, affirme le membre de l’embarcation de K-4 sur 500 m qui est qualifiée pour les Jeux. Il ne faut pas qu’il y ait une décision brusque tout en étant conscient du monde dans lequel nous sommes. Une annulation laisserait des traces pour des athlètes en fin de carrière. À 25 ans, j’ai de fortes chances d’y retourner, ce qui n’est pas le cas d’un athlète de 32 ans. »

Si les incertitudes sont encore nombreuses pour plusieurs athlètes à moins de cinq mois des Jeux, les kayakistes ont une bonne idée de leur calendrier, contrairement à d’autres disciplines.

Essais olympiques

Les essais olympiques se dérouleront comme prévu du 11 au 14 mars à Burnaby, en Colombie-Britannique, alors que les essais continentaux prendront l’affiche du 8 au 11 avril à Curitiba, au Brésil.

Avec une victoire en K-4 à Burnaby, Langlois obtiendra son billet pour Tokyo. Poulin se trouvait dans le même scénario avant qu’une blessure à une main l’expédie sur la touche pour une période de six à huit semaines. Il a déposé une demande auprès de Canoe Kayak Canada afin que les essais en K-4 soient repoussés.