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Des résidents excédés par un parc canin à Lévis

Le maire Gilles Lehouillier et son administration se montrent toutefois rassurants

Excédés par un parc canin à Lévis
Photo Dominique Lelièvre Accessible depuis 2020, le parc canin de Charny a coûté environ 150 000 $.

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Excédés notamment par le bruit, des citoyens de Lévis affirment que leur qualité de vie est compromise depuis l’inauguration il y a quelques mois d’un parc canin près de leurs résidences.

«Depuis l’arrivée de ce parc-là, c’est un vrai cauchemar. C’est venu briser notre qualité de vie», dit sans détour Karine Brousseau, selon qui «à toute heure du jour il y a des chiens qui jappent».

L’espace en question a été aménagé l’été dernier au parc de la Halte sur le chemin de Charny, à l’extrémité sud de l’arrondissement qui porte le même nom.

Selon Mme Brousseau, la Ville a choisi un site qui est trop proche des résidences. Si l’on se fie aux cartes de Google Earth, environ une douzaine de maisons se trouvent à moins de 200 mètres de l’enclos.

«Dur sur la patience»

«À un moment donné, c’est dur sur la patience. C’est comme si quelqu’un te coupe tout le temps la parole», illustre un voisin.

Malgré une séance d’information en juin 2020, les citoyens ont eu l’impression d’avoir été placés devant le fait accompli.

Selon eux, la limite de 30 chiens est fréquemment dépassée, les excréments ne sont pas toujours ramassés et des chiens sont parfois laissés en liberté à l’extérieur de l’aire canine, malgré la bonne volonté manifeste de la majorité des utilisateurs.

Le maire rassurant

En entrevue, le maire Gilles Lehouillier assure que son administration prend «très bonne note» des préoccupations soulevées et indique que des ajustements pourraient être apportés.

Comme le parc canin est le tout premier à voir le jour à Lévis, il fait en quelque sorte office d’«expérience pilote», affirme-t-il. Deux autres devraient ouvrir en 2022 ailleurs sur le territoire, ce qui devrait permettre de «diluer» l’achalandage.

«On est victime de notre succès, jamais on ne pensait que ça allait marcher de même», fait-il valoir. La ville entend faire le point avec les résidents concernés d’ici le mois de juin. Par ailleurs, une étude sur le bruit sera lancée. Le maire ne ferme pas la porte à une relocalisation du site si elle s’avère nécessaire, mais «on n’en est pas là, on va attendre les résultats [de l’étude]», précise-t-il.