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Grand rassemblement familial à Mascouche: «On se sent comme des criminels»

Grand rassemblement familial à Mascouche: «On se sent comme des criminels»
Photo MARTIN ALARIE

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Une des participantes du grand rassemblement familial d’une trentaine de personnes dans une fastueuse demeure de Mascouche trouve qu’il est exagéré de mobiliser autant de policiers pour un regroupement illégal.

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«On ne peut même pas voir sa mère. On se sent comme des criminels», a-t-elle lâché en soupirant. 

Elle n’a pas voulu révéler son identité par crainte de représailles.

Dimanche après-midi, la police a été appelée à se rendre sur la place Murray Bay, à Mascouche, sur la Rive-Nord de Montréal, après avoir reçu l’appel d’un citoyen signalant qu’un important rassemblement se tenait dans une résidence. 

Grand rassemblement familial à Mascouche: «On se sent comme des criminels»
Photo MARTIN ALARIE

À l’arrivée des policiers, une trentaine de contrevenants se trouvaient sur les lieux. Ce matin-là, des voisins ont raconté avoir vu le propriétaire de la maison souffler la neige sur le côté de la rue, pour assurer du stationnement à sa nombreuse visite. 

«C’est sûr que c’est plate qu’ils ne respectent pas les mesures quand tout le monde fait son possible. Je ne dis pas que tout le monde respecte à la lettre tout le temps, mais un party de 30, c’est de l’abus», a commenté un voisin, qui a aussi voulu préserver l’anonymat pour ne pas envenimer les relations.

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Huit voitures de police 

Pour une des membres de la famille, la police y est allée fort dimanche en ne lésinant pas sur les ressources pour intercepter les contrevenants. 

«Ils ont fait leur job, mais pour un rassemblement de famille, il y avait huit voitures de police et ils ont bloqué les rues. C’est exagéré», déplore-t-elle, en précisant qu’il n’y avait que la famille immédiate sur place.

Elle assure d’ailleurs que la distanciation physique était respectée à l’intérieur des quatre murs. 

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Refus d’obtempérer

Or, lorsque la police est arrivée sur les lieux, le propriétaire refusait l’accès aux agents, qui ont dû obtenir une autorisation spéciale pour entrer. Un périmètre avait été établi à l’extérieur, afin d’intercepter ceux qui quittaient les lieux au fur et à mesure. 

«De grands constats vont être remis pour une trentaine de personnes», indique le directeur adjoint par intérim de la police de Mascouche, Jean-François Benoît. 

Il précise que ceux qui sont partis après 20 h recevront une seconde contravention pour non-respect du couvre-feu, bien que le bilan total n’ait pas encore été comptabilisé. 

Les fautifs étaient de tous les âges, les plus jeunes étant dans la vingtaine, tandis que le plus vieux avait plus de 70 ans.

Grand rassemblement familial à Mascouche: «On se sent comme des criminels»
MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JO

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