/news/coronavirus
Navigation

Port du masque au primaire: près de 2700 parents entament une «grève» de trois jours

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs centaines de parents qui s’opposent au port du masque chez les élèves du primaire, affirmant qu’il y a d’autres solutions pour les protéger du virus, garderont leurs enfants à la maison jusqu’à jeudi pour faire pression sur le gouvernement.

• À lire aussi: Masque à l’école: «Il ne faut pas amener l’enfant au cœur de ses conflits»

• À lire aussi: Masque à l'école: «Les enfants sont capables de s’adapter plus que l’on pense»

Depuis lundi, les élèves du primaire en zone rouge doivent porter le masque en tout temps. En zone orange, seuls ceux de la 5e et de la 6e année doivent le porter aussi en classe, alors qu’il est seulement obligatoire dans les aires communes, lors des déplacements et dans le transport scolaire pour ceux de la 1re à la 4e année. 

«Ça va causer de nouveaux problèmes pour nos enfants, c’est néfaste pour leur développement. Pour plusieurs, cette mesure-là va directement impacter leur apprentissage académique», affirme la cofondatrice du Collectif-Parents Québec, Pascale Montesano, qui est à l’origine du mouvement «Après la relâche, je garde mon enfant à la maison». 

Pascale Montesano, cofondatrice du Collectif-Parents Québec, qui s'oppose au port du masque chez les enfants du primaire.
Photo Courtoisie
Pascale Montesano, cofondatrice du Collectif-Parents Québec, qui s'oppose au port du masque chez les enfants du primaire.

Des solutions

Le regroupement compte près de 13 000 membres sur Facebook. D’après les organisateurs de la «grève», près de 2700 parents ont confirmé qu’ils n’enverront pas leur enfant à l’école d’ici jeudi. 

Dans le communiqué qu’il a fait parvenir au premier ministre Legault, le Collectif-Parents Québec fait mention des propos tenus par la conseillère à la Santé publique de l’Angleterre, la Dre Susan Hopkins, la semaine dernière. 

«Notre consensus recommande très fortement de ne pas faire porter de couvre-visage aux enfants d’âge primaire. [...] Il est très important qu’ils puissent voir les expressions faciales pour développer leurs compétences de communication et de langage», a-t-elle affirmé. 

Pour Mme Montesano, il y a bien d’autres solutions,notamment d’installer des purificateurs d’air dans les écoles, de faire des demi-classes «ou même d’offrir des cours en ligne, comme c’est le cas en Ontario».

Des appuis

Les organisateurs du mouvement affirment avoir eu de «bons échanges téléphoniques» et «des appuis» de la part de plusieurs députés à travers le Québec. Marwah Rizqy, porte-parole libérale en matière d’éducation, est de ceux-là.

Si elle n’approuve pas nécessaire cette «grève» parce qu’elle considère que les enfants ont déjà manqué assez de jours d’école, elle partage la frustration de ces parents. 

«Si on en est rendu là, c’est de sa faute [au ministre Roberge]. C’est lui qui aurait dû sécuriser les parents, les rencontrer, proposer des mesures d’atténuation, mais il ne l’a pas fait. Il les a ignorés», déplore Mme Rizqy. 

«Rien n’a été fait pour atténuer les impacts de la COVID-19 dans les écoles avant [d’imposer le masque]», et ce sont maintenant les enfants qui en font les frais, conclut-elle. 

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres