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Folie immobilière: explosion du nombre de vices cachés

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La folie immobilière qui se déroule actuellement amène son lot de stress aux acheteurs, mais aussi plusieurs mauvaises surprises.

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À Montréal, la surenchère a fait bondir les prix de 28% au cours de la dernière année.

De plus en plus de ventes se concluent très rapidement, parfois même sans inspection. Une fois la transaction conclue, certains acheteurs découvrent cependant d’importants vices cachés qui peuvent rapidement transformer une maison de rêve en véritable cauchemar.

Infiltration d’eau, fondations en mauvais état et incendie camouflé... Voilà quelques exemples de situations qui se sont multipliés depuis un an, selon le président-directeur général du Groupe Burex, Sylvain Brosseau.

«On pourrait dire depuis la dernière année qu’il y a eu une augmentation de 30%, seulement sur les vices cachés», affirme-t-il.

Et souvent, les problèmes ont été masqués par les propriétaires précédents.

«On a une fondation qui est en piètre condition. On met un beau fini de surface. On va mettre une membrane qui va sur une toiture pour recouvrir un mur de fondation», raconte Sylvain Brosseau.

Ces vices cachés peuvent entraîner des coûts allant jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars. Certains acheteurs vont même jusqu’à réclamer une annulation de la vente.

Sylvain Brosseau recommande donc très fortement de procéder à une inspection avant l’achat. Il conseille de contacter l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec ou de faire affaire avec un inspecteur membre d’un ordre professionnel.

«Appeler avant, ça coûte moins cher qu’appeler après», résume-t-il.