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Hockey midget AAA: minuit moins une pour une saison

La Ligue midget AAA espère être en mesure de décoller son calendrier bientôt

Match entre les Chevaliers de Lévis et le Blizzard du Séminaire Saint-François en mars 2019.
Photo COURTOISIE, JOCELYN GAGNÉ Match entre les Chevaliers de Lévis et le Blizzard du Séminaire Saint-François en mars 2019.

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En pause depuis le mois d’octobre, la Ligue de hockey midget AAA du Québec se croise les doigts en vue des assouplissements dans le sport organisé qui seront annoncés vendredi par le gouvernement Legault. Pour le président Yanick Lévesque, le temps commence à presser pour la présentation d’une saison en bonne et due forme.

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«On vit d’espoir, mais plus le temps avance, plus je deviens inquiet. On me demande souvent «quand allez-vous tirer la plogue?» Je repousse et je repousse, car on ne veut pas faire ça. Je veux me rendre à la limite, mais on commence à approcher de la limite pas mal. On commence à manquer de temps et l’étau se resserre», avoue le président du circuit en entrevue téléphonique au Journal.

À l’exception de la LHJMQ, qui poursuit sa saison à l’aide de bulles, les autres circuits d’élite et le hockey mineur sont en arrêt complet depuis l’automne. Les équipes midget AAA sont limitées à des séances d’entrainement selon le concept de bulles-classes. En août et septembre, il leur avait été possible de disputer des matchs en groupes de dix à quatre contre quatre.

Même si les joueurs et les entraîneurs sont bien conscients qu’ils font partie des rares privilégiés qui peuvent pratiquer leur sport à l’heure actuelle, ils attendent impatiemment le feu vert pour renouer avec la compétition.

À quoi s’attendre?

Le premier ministre François Legault avait mis la table la semaine dernière à une annonce imminente touchant les sports organisés. Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, avait toutefois tempéré les attentes en affirmant que «demain matin, il n’y aura pas de parties de hockey». Difficile donc pour les organisations midget AAA de savoir ce qui les attend au cours des prochains jours.

«Pour nous, si les matchs ne sont pas autorisés, ça ne changera absolument rien. Il faut qu’on puisse jouer des matchs, sinon, ce n’est rien de nouveau», note l’entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François, Frédéric Parent, qui salue la résilience de ses jeunes à travers la crise.

Les entraîneurs ont dû faire preuve de créativité dans les derniers mois pour continuer à capter l’intérêt des hockeyeurs plongés dans le néant. La Ligue midget AAA a même organisé un concours d’habiletés de six épreuves dans lesquelles chacun des joueurs des 15 équipes s’affrontaient, le mois dernier.

Une réussite sur toute la ligne, selon le président, mais après un an de pandémie, il y a moyen de bien faire les choses pour permettre à ces adolescents de revenir à un semblant de normalité.

«On est capable de jouer jusqu’à la fin mai s’il le faut, mais il faudrait que ça parte. Il y a moins en moins de cas et je ne pense pas que le hockey soit un vecteur épouvantable [de contagion]. On a des mesures très strictes et sécuritaires. Je trouverais ça de valeur que les jeunes ne puissent pas jouer au hockey dans la situation actuelle», dit Yanick Lévesque.

Frédéric Parent abonde dans le même sens.

«Ça commence à être pesant. Je ne veux pas me plaindre, car les gars ont le privilège de s’entrainer, mais tu t’entraines, tu t’entraines, tu veux un but au bout de ça, et le but, c’est le match, la compétition», a rappelé le pilote du club midget AAA basé à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Un repêchage coûte que coûte

La relance des activités serait également grandement ultime pour les recruteurs de la LHJMQ qui ont amassé très peu d’informations sur les espoirs de 15 et 16 ans jusqu’ici en prévision du repêchage. Celui-ci aura lieu coûte que coûte, saison ou pas, a assuré le commissaire Gilles Courteau au confrère Kevin Dubé, samedi dernier. Dans les dernières années, la LHJMQ organisait un événement réunissant les meilleurs joueurs admissibles, un scénario qui est sur la table pour cette année.

«On n’a pas vraiment de pouvoir là-dessus [sur le repêchage], c’est la LHJMQ qui va décider, mais on a une super bonne communication avec Gilles et son groupe», a mentionné Yanick Lévesque.

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