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Zones rouges: les enfants s’adaptent au masque en classe

Depuis lundi, les écoliers de la 1re à la 6e année doivent en porter un en tout temps en classe

Léanne Bérubé
Photo Chantal Poirier Léanne Bérubé, à la sortie des classes de l’école Joseph-De Sérigny à Longueuil, n’apprécie pas le masque en classe.

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Les enfants du primaire ne semblent pas importunés outre mesure par le port obligatoire du masque d’intervention en classe, selon les écoliers et parents interrogés par Le Journal. 

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« La journée s’est bien passée. [Le masque] sentait un peu la colle au début, mais non, ça ne m’a pas vraiment déconcentré », raconte Émile Charbonneau, 6 ans, rencontré avec son père à la sortie des classes de l’école de la Clé-des-Champs, à Mirabel. 

Il vivait, hier, sa première journée de classe masquée puisque la veille était une journée pédagogique. 

« [Dans la classe], tout le monde était à l’aise », affirme le garçon de 1re année, qui n’a pas entendu de camarades se plaindre de la nouvelle mesure. 

Obligatoire dans 5 régions 

Depuis lundi dernier, les élèves de la 1re à la 4e année doivent porter un masque d’intervention en tout temps en classe dans les régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière, de la Montérégie et des Laurentides. 

Il s’agit des cinq régions administratives sur 16 catégorisées zones rouges par la Santé publique du Québec en raison de la pandémie de COVID-19.

Les écoliers de 5e et 6e années du primaire, qui devaient jusqu’à présent porter un couvre-visage en classe, doivent en plus composer avec un masque d’intervention pédiatrique fourni par le gouvernement.

Seule exception, les enfants de la maternelle peuvent continuer de montrer leur sourire. 

« On n’était pas obligés de porter notre masque à la récré et on nous en a donné un nouveau après le dîner », explique Annabelle Hébert, 6 ans, qui fréquente l’école Le Rucher de Bois-des-Filion. 

« Ça fait un peu de buée dans mes lunettes, mais la journée s’est bien passée quand même », poursuit celle qui dit ne pas avoir été déconcentrée par son masque. 

Émile Charbonneau de l’école de la Clé-des-Champs, à Mirabel, trouve que sa première journée masquée s’est bien déroulée.
Photo Cédérick Caron
Émile Charbonneau de l’école de la Clé-des-Champs, à Mirabel, trouve que sa première journée masquée s’est bien déroulée.

Dur de respirer

Parmi la dizaine d’enfants interrogés et leurs parents, Léanne Bérubé, 7 ans, est celle qui a été la plus critique.

« Ça me dérange. On ne peut pas respirer comme il faut et ça déconcentre un peu », commente celle qui fréquente l’école Joseph-De Sérigny à Longueuil. 

« Le masque jetable obligatoire, ce n’est pas très bien, car il se retrouve à la poubelle et ça fait de la pollution », ajoute l’écolière de 1re année. 

« Je trouve qu’on en demande beaucoup à des enfants de première année, intervient Rose-Hélène Côté, la mère de Léanne. Il faut ce qu’il faut, mais j’ai du mal à croire que ça n’a pas d’impact sur nos enfants. » 

« Je comprends la mesure, mais j’ai quand même hâte que les enfants retrouvent certaines normalités. Si ça ne dérange pas mon fils, ça ne me dérange pas », souligne Maxime Charbonneau, le père d’Émile. 

Gardés à la maison 

Si bien des parents ont envoyé leurs enfants à l’école, certains ont choisi de ne pas les retourner en classe pour protester contre la nouvelle mesure. 

Les membres du mouvement Après la relâche, je garde mon enfant à la maison manifestent contre l’obligation d’être masqué en classe pour les jeunes. 

Cette grève devrait, en principe, se terminer aujourd’hui.

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