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COVID-19: la Conférence des évêques trouve finalement les vaccins acceptables

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La Conférence des évêques catholiques du Canada trouve finalement tous les vaccins « moralement acceptables », même ceux qu’elle demandait à ses fidèles d’éviter dans la mesure du possible en raison de liens avec l’avortement.

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« C’est impossible de choisir. On n’est pas à l’épicerie à choisir la sorte de produit qu’on va acheter. [...] On peut prendre n’importe [lequel], ils sont tous bons », tempère Mgr Raymond Poisson, vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), qualifiant les vaccins controversés de néanmoins « moralement acceptables ».

Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB radio: 

La CECC a ainsi souhaité « clarifier tout malentendu » sur « l’efficacité médicale » de certains vaccins.

« Est-ce que la note a été mal interprétée ? C’est mon avis, souligne-t-il. [...] Nulle part dans le communiqué on ne dit qu’il y en a qui ne sont pas efficaces. On encourage notre monde à être vacciné. »

Mgr Poisson avoue tout de même que la CECC n’aurait pas dû écrire qu’il fallait prioriser Pfizer et Moderna. Il précise que des fidèles avaient fait part de ce dilemme éthique face aux origines des vaccins.

Impossible de choisir

Dans une note émise mardi, la CECC déconseillait aux fidèles catholiques l’utilisation des vaccins d’AstraZeneca et Johnson & Johnson en raison de l’utilisation « de lignées cellulaires dérivées de l’avortement », contrairement à ceux de Pfizer et Moderna.

Écoutez la chronique de Sophie Durocher avec Pierre Nantel sur QUB radio: 

Elle suggérait donc d’opter pour ces derniers, « s’il est possible dans un milieu donné ou une région locale de choisir un vaccin ».

Or, AstraZeneca se base sur une technologie développée en 1973 qui reproduit des cellules provenant d’un fœtus avorté. La lignée pour le produit de Johnson & Johnson remonte quant à elle à 1985.

La position de l’organisation a d’ailleurs été répudiée par plusieurs évêques.

<b>Mgr Christian Lépine</b><br /><i>Archevêque de Montréal</i>
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin
Mgr Christian Lépine
Archevêque de Montréal

« L’Église catholique à Montréal considère que la vaccination [...] constitue un acte de charité qui tient compte de la nécessité de se soucier de la santé collective. Dans le contexte d’urgence sanitaire, tout vaccin autorisé pourra être utilisé en toute bonne conscience », déclare l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, en se dissociant de la position de la CECC.

Publier une telle note à l’aube de la commémoration des victimes de la COVID-19, « c’est totalement inapproprié », souligne quant à lui l’évêque auxiliaire à Québec, Mgr Marc Pelchat.

À Gaspé, Mgr Gaétan Proulx a ressenti un malaise et s’est abstenu de communiquer le message à ses fidèles. « C’est inutile de mêler le monde », lance-t-il au Journal.

Une situation similaire a soulevé bien des réactions aux États-Unis.

« Les évêques américains avaient déjà sorti publiquement, le 2 mars dernier, sur cette question, à tel point que le document des évêques canadiens est un copié-collé », soutient le spécialiste des nouvelles religieuses, Alain Pronkin.

– Avec Anne-Sophie Poiré et l’Agence QMI

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