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Un an plus tard, nous avons confiance dans l’industrie alimentaire, mais...

Un an plus tard, nous avons confiance dans l’industrie alimentaire, mais...
Courtoisie

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Le laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en partenariat avec Caddle, publie un nouveau rapport sur la confiance des consommateurs dans notre industrie alimentaire, un an après le début de la pandémie. Au total, 10 005 Canadiens ont été interrogés sur le niveau de confiance et le degré de satisfaction qu’ils avaient sur l’industrie alimentaire. Dans l’ensemble, les résultats se révèlent plutôt positifs pour l’industrie alimentaire.

Sur l’accès à la nourriture, la plupart des Canadiens semblent assez confiants dans le fait que l’industrie alimentaire continuera à tenir ses promesses. Seuls 17,4 % des Canadiens pensent que la chaîne d’approvisionnement alimentaire canadienne ne fournira pas suffisamment de nourriture pour tout le monde à un moment donné. L’enquête ne comportait aucune question sur l’accessibilité des aliments, mais on pense que certains Canadiens pourraient ressentir un certain niveau d’anxiété par rapport à l’insécurité alimentaire en raison des pressions socio-économiques générées par la pandémie. Les niveaux de confiance varient également d’une province à l’autre. La province la plus confiante dans notre chaîne d’approvisionnement alimentaire est celle du Manitoba, suivie du Québec. La Colombie-Britannique est la province la moins confiante.


Toutefois, les résultats montrent aussi un intéressant paradoxe de confiance. Lorsqu’on leur a demandé s’ils pensaient que les gens ne feraient pas de réserve de nourriture en raison de la pandémie de COVID-19, seuls 38,4 % ont répondu par l’affirmative. La Colombie-Britannique a le plus faible pourcentage de consommateurs qui ne s’inquiètent pas de la constitution de réserves, avec 29,7 %, suivie par l’Alberta avec 34,7 %. Le pourcentage le plus élevé se trouve à l’Île-du-Prince-Édouard, avec 54,6 %. En substance, les Canadiens sont plus nombreux à penser qu’ils pourraient à nouveau faire des réserves de nourriture que ceux qui ont confiance dans l’industrie alimentaire. En d’autres termes, les Canadiens semblent avoir plus confiance dans l’industrie alimentaire que leurs concitoyens.
 


En matière de salubrité alimentaire, les conclusions s’avèrent très encourageantes. Au total, 72,2 % des Canadiens ont confiance dans la salubrité alimentaire de leurs produits, malgré la pandémie. L’enquête a également permis d’évaluer le sentiment des Canadiens à l’égard de la salubrité alimentaire, indépendamment de la pandémie. Les résultats indiquent que 74,9 % des Canadiens «estiment généralement que les produits alimentaires au Canada sont sûrs», la différence avec la pandémie est donc négligeable.

Le taux de confiance dans la salubrité alimentaire le plus élevé du pays se trouve au Nouveau-Brunswick, avec 79,9 %, suivi du Manitoba, avec 76,9 %. Le taux le plus bas est celui de Terre-Neuve-et-Labrador, avec 70,6 %. En ce qui concerne le degré de satisfaction, un total de 73,7 % des Canadiens se disent satisfaits de la salubrité de leurs produits alimentaires malgré la pandémie. Le degré de satisfaction à l’égard de la salubrité alimentaire a obtenu des résultats très similaires.

Il est intéressant de noter que les Canadiens qui font partie du groupe de la génération Z ont le niveau de confiance le plus bas, soit 65,1 %. Le niveau de confiance le plus élevé appartient à la génération du baby-boom , avec 77,2 %, s’en suit les membres de la génération X , avec 72,1 %, et de la génération des millénariaux , avec 69,1 %.

La confiance dans les personnes travaillant au sein de l’industrie alimentaire est également très élevée. Au total, 79,6 % des Canadiens pensent que les personnes qui travaillent au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire avaient à cœur de fournir de la nourriture pendant la pandémie de la COVID-19. Nous considérons que ce pourcentage est très élevé compte tenu des multiples perturbations et défis auxquels l’industrie alimentaire a été confrontée au cours des 12 derniers mois.

L’enquête a également porté sur l’authenticité des aliments. Les résultats démontrent que la plupart des Canadiens ne sont pas très préoccupés par la fraude alimentaire ou le mauvais étiquetage des aliments. Un faible pourcentage de Canadiens, soit 18,4 %, n’est pas que les produits alimentaires soient authentiques et que les produits soient correctement étiquetés. Certains rapports en Europe et en Asie ont suggéré que les cas de fraude alimentaire ont augmenté en raison de la COVID-19, mais cela ne semble pas inquiéter les Canadiens pour le moment.

L’enjeu le plus important pour l’industrie alimentaire semble se situer sur le front de la santé. En ce qui concerne l’aspect santé des produits alimentaires, les résultats sont moins positifs. Seuls 38,4 % des produits alimentaires vendus au Canada sont plus sains que jamais. La plupart des Canadiens n’ont pas l’impression que leurs produits alimentaires sont plus sains depuis le début de la pandémie. Le Québec a le taux le plus élevé, avec 45,1 %, suivi par la Saskatchewan, avec 44,3 %. La Colombie-Britannique a le taux le plus bas, à 29,7 %, suivie par l’Alberta, à 34,5 %.

Dans l’ensemble, l’industrie et les gouvernements devraient être contents de ces résultats, car ils indiquent que la plupart des Canadiens sont satisfaits des performances de l’industrie alimentaire au cours des 12 derniers mois.


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