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NFL: à la chasse aux joueurs autonomes

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Le traditionnel marché des joueurs autonomes dans la NFL s’ouvrira officiellement mercredi à 16 h, mais, à partir de lundi, de nombreuses ententes officieuses seront dévoilées. Cette année, les offres risquent d’être moins lucratives que par le passé en raison du contexte de la pandémie, qui a affecté les revenus de la ligue et ainsi amené un plafond salarial plus modeste que par les années passées, à 182,5 millions. De belles prises potentielles sont disponibles, mais il faudra voir à quel point les équipes se montreront réservées. Le Journal vous propose aujourd’hui un survol du côté offensif, tandis que le volet défensif sera abordé demain. 

Quarts-arrières  

Jameis Winston  

  • Saints | 27 ans    
Photo AFP

Il est grand, le mystère de Winston ! Depuis le début de sa carrière, c’est le cas classique du « tout ou rien ». Des passes de touché et des verges à la tonne, mais avec des revirements à la pelletée. Les Saints et l’entraîneur-chef Sean Payton semblent vouloir miser sur lui pour prendre la relève de Drew Brees qui n’a toujours pas confirmé qu’il partait à la retraite. Si quelqu’un peut lui servir de guide, c’est bien Payton. L’attaque des Saints deviendrait complètement différente.

Ryan Fitzpatrick  

  • Dolphins | 38 ans    
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Le vétéran va continuer de trimbaler son baluchon. La retraite ne l’intéresse pas et il estime qu’il a montré suffisamment de choses avec les Dolphins l’an dernier pour obtenir une occasion de prouver sa valeur comme partant ailleurs. Fitzpatrick est reconnu comme un excellent coéquipier. Il peut servir de solution temporaire en attendant le plein développement d’un jeune ou offrir une bonne assurance en cas de blessure. Mais à ce stade de sa carrière, il n’a plus rien d’un sauveur.

Mitchell Trubisky  

  • Bears | 26 ans    
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Trubisky ne se retrouverait même pas parmi les noms à surveiller s’il n’avait pas connu un regain de vie inattendu en deuxième moitié de saison l’automne dernier, quand il a repris le contrôle de l’attaque des Bears après avoir été relégué au banc. C’est l’histoire de la carrière de ce quart-arrière à ce jour. De courts moments de gloire, de longs moments d’agonie. Reste qu’il n’a que 26 ans, qu’il est un bon athlète et qu’un pilote quelque part sera convaincu de pouvoir le rescaper. 

Alex Smith  

  • Washington | 36 ans    
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Smith a effectué un retour miraculeux la saison dernière après avoir subi une horrible blessure à une jambe qui a par la suite entraîné des complications et nécessité 17 opérations. Sur le terrain, il a guidé Washington vers une fiche de cinq victoires et une défaite quand il a été partant, même si ses statistiques ont été ordinaires. Smith peut être le mentor idéal d’un jeune quart-arrière et obtenir une occasion de se battre pour un poste de partant. 

Porteurs de ballon  

Aaron Jones  

  • Packers | 26 ans    
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Il est clairement le porteur de ballon qui s’avère le plus intéressant sur le marché. Avec deux saisons de suite de plus de 1000 verges au sol, il a aussi capté 96 passes lors de ces deux campagnes productives. Les Packers sont intéressés à le garder à bord, mais la rumeur veut que Jones refuserait leur offre de 9 millions par saison. Plusieurs le voient déjà à Miami. Dans le contexte actuel, les offres faramineuses ne pleuvront probablement pas.

Leonard Fournette  

  • Buccaneers | 26 ans    
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Après avoir bien débuté sa carrière à Jacksonville, Fournette a ralenti et ne s’est pas fait d’amis dans l’organisation. Libéré avant la saison dernière, il a partagé le champ arrière avec Ronald Jones à Tampa Bay. Il a joué un rôle clé en séries en étant très productif. Maintenant, est-ce que « Playoff Lenny » peut être aussi solide durant toute une saison ? Les Buccaneers ont de gros dossiers à régler et il risque fort de plier bagage.

Chris Carson  

  • Seahawks | 26 ans    
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Carson est un porteur de ballon qui a encore beaucoup de millage à donner. Le problème dans son cas, c’est qu’il peine à demeurer en santé. Il a raté quatre matchs la saison dernière, deux en 2018 et 12 en 2017. Quand il est sur le terrain, toutefois, il est très productif, autant au sol que via le jeu aérien. L’équipe qui misera sur lui devra s’assurer d’avoir d’autres solides options dans le champ arrière.

Kenyan Drake  

  • Cardinals | 27 ans    
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Drake a plutôt bien fait depuis qu’il a été échangé en Arizona, sans pour autant s’établir comme un porteur dominant. Il a 27 ans, mais les pneus démontrent peu d’usures après des années d’utilisation très modeste chez les Dolphins. Avec les Cardinals la saison dernière, ses 955 verges au sol et 10 touchés ont représenté une contribution bienvenue. 

Le’Veon Bell  

  • Chiefs | 29 ans    
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Depuis ses belles années avec les Steelers, Bell est allé mourir à petit feu chez les Jets et les Chiefs. À Kansas City, il a été très peu utilisé et c’est à se demander si la fin a sonné pour lui. Difficile de croire qu’on porteur de ballon qui était si dominant et dangereux il y a deux ans à peine soit devenu une arrière-pensée. Quelqu’un devrait quand même prendre une chance de le faire revivre. À prix modeste, pourquoi pas ?

Receveurs  

Kenny Golladay  

  • Receveur | Lions | 27 ans    
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Il ne faut clairement pas se fier à la dernière saison de Golladay, minée par les blessures. L’année précédente, il avait explosé avec 1190 verges et 11 touchés. À 6 pi 4 po, Golladay est un monstre et deviendra une arme redoutable pour sa nouvelle équipe. Il est difficile de comprendre pourquoi les Lions ont choisi de laisser filer un receveur qui excelle à ce point dans les attrapés contestés. Il est un joueur capable de faire la différence.

JuJu Smith-Schuster  

  • Receveur | Steelers | 24 ans    
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Smith-Schuster a seulement 24 ans et a déjà montré une belle productivité. Toutefois, depuis qu’Antonio Brown a quitté Pittsburgh, celui qui était perçu comme son jeune successeur n’a jamais été le même. Est-il un solide numéro deux qui performe surtout à l’intérieur ou peut-il se développer comme véritable numéro un offrant une cible de choix à l’extérieur ? C’est le débat que les équipes devront trancher.

Will Fuller  

  • Receveur | Texans | 26 ans    
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La vitesse tue, c’est bien connu ! Et en termes de vitesse, pas un receveur parmi ceux qui sont disponibles n’est plus menaçant que Will Fuller. Avec 879 verges et huit touchés en 11 matchs avant sa suspension pour utilisation de produits interdits, le receveur des Texans connaissait ses meilleurs moments en carrière en 2020. Il a été trop souvent embêté par les blessures dans le passé et ça demeure une préoccupation. 

Sammy Watkins  

  • Receveur | Chiefs | 27 ans    
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Le problème évident avec Watkins, c’est qu’il compose constamment avec des bobos à gauche et à droite. Receveur très explosif, il n’est pas assez souvent en uniforme pour être considéré à titre de valeur sûre. Dommage, car en santé, il peut causer des dégâts. Sauf qu’il n’a pas gagné plus de 700 verges depuis 2015, principalement parce qu’il a raté au moins six matchs dans trois des cinq dernières saisons.

Hunter Henry  

  • Ailier rapproché | Chargers | 26 ans    
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Henry devrait être l’ailier rapproché qui obtiendra le plus d’attention sur le marché. Même s’il a eu maille à partir avec les blessures au cours de sa jeune carrière, il est vif et se veut une arme de choix dans le milieu du terrain. Il n’a peut-être pas connu la carrière espérée jusqu’ici, mais il y a encore largement place à développement, et il est le joueur le plus complet disponible à sa position.

Rob Gronkowski  

  • Ailier rapproché | Buccaneers | 31 ans    
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Techniquement, « Gronk » est un agent libre. En réalité, il faut simplement attendre de voir sous quels termes contractuels les Buccaneers vont le ramener à bord. Il répète depuis quelques années déjà que Tom Brady sera son seul et unique quart-arrière dans la NFL et, après un autre Super Bowl ensemble, il n’a certainement pas changé d’idée. À moins d’un miracle, ce sera Tampa, sinon la retraite.

Jonnu Smith  

  • Ailier rapproché | Titans | 25 ans    
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Avec les Titans, Smith s’est surtout fait remarquer pour ses prouesses après l’attrapé. C’est sa marque de commerce de briser des plaqués pour transformer un jeu banal en long gain. Il s’est forgé une place de choix au sein de l’attaque des Titans, qui pourraient tenter de le retenir. Plusieurs équipes qui ont une bonne marge de manœuvre sous le plafond salarial lui feront de l’œil.

Ligne offensive  

Trent Williams  

  • Bloqueur | 49ers | 32 ans    
Photo USA TODAY Sports

Williams ne rajeunit pas, mais il est revenu au jeu la saison dernière avec les 49ers et a brillé comme il le faisait avant la guerre contractuelle dans laquelle il était coincé auparavant à Washington. Il a démontré qu’il pouvait encore donner un rendement exceptionnel et se veut clairement le meilleur bloqueur disponible. Il obtiendra un énorme contrat.

Joe Thuney  

  • Garde | Patriots | 28 ans    
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Depuis son arrivée avec les Patriots en 2016, Thuney a non seulement été durable à souhait en ne ratant aucun match, mais il n’a jamais cessé de s’améliorer. Devenu l’un des gardes les plus fiables du circuit, il touchera le gros lot. Toutefois, certains joueurs de ligne offensive des Patriots par le passé ont connu des moments moins glorieux une fois exilés ailleurs. Ce sera un élément à considérer. 

Corey Linsley  

  • Centre | Packers | 29 ans    
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Linsley est de loin le meilleur centre disponible, véritable roc au cœur de la ligne offensive des Packers depuis 2014. Il est efficace autant en situation de passe que de course et il décrochera la lune lui aussi. Le site de statistiques avancées Pro Football Focus a classé Linsley comme meilleur centre du circuit, rien de moins, en 2020.

Eric Fisher  

  • Bloqueur | Chiefs | 30 ans    
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Les Chiefs ont semé l’émoi cette semaine en libérant coup sur coup leurs deux bloqueurs partants, Eric Fisher et Mitchell Schwartz. Les deux devraient attirer l’intérêt, mais des rumeurs envoient Schwartz à la retraite. Quant à Fisher, il n’a jamais vraiment répondu aux attentes par rapport à un premier choix au total au repêchage, mais a été généralement solide. Il se remet toutefois d’une déchirure du tendon d’Achille subie tardivement dans la saison. 

AUTRES NOMS À SURVEILLER...

D’autres joueurs ne récolteront pas forcément les plus gros contrats, mais demeurent des options intéressantes. En voici quelques-uns.

Antony Auclair

  • Buccaneers | 27 ans

L’ailier rapproché québécois a été laissé de côté durant les séries et les Buccaneers ont d’énormes dossiers à régler parmi leurs agents libres. À Tampa ou ailleurs, les équipes recherchent toujours un bloqueur de sa trempe.

Kevin Zeitler

  • Giants | 31 ans

Zeitler est un garde qui joue encore à un niveau fort respectable et qui, à 31 ans, peut encore donner quelques bonnes saisons. Un retour aux sources avec les Bengals est-il dans les cartes ? 

Corey Davis

  • Titans | 26 ans

Après trois saisons plutôt décevantes, le receveur des Titans a connu de bons moments en 2020 avec 984 verges, 65 réceptions et cinq touchés. Il peut s’établir comme un fiable receveur numéro deux.

Gerald Everett

  • Rams | 26 ans

Dans un rôle limité avec les Rams, l’ailier rapproché a tout de même capté 41 passes pour 417 verges la saison dernière. Il est athlétique et une équipe lui offrira de prendre plus de place comme partant.

Curtis Samuel

  • Panthers | 24 ans

Le receveur a été discret à ses trois premières années, mais vient de connaître la saison la plus productive de sa carrière avec plus de 1000 verges de la ligne de mêlée. Avec un coordonnateur offensif créatif, il peut être explosif.

Nelson Agholor

  • Raiders | 27 ans

Après des saisons ponctuées de plus de bas que de hauts à Philadelphie, Agholor a émergé comme une véritable menace dans l’attaque aérienne des Raiders. Sa moyenne de 18,7 verges par réception a impressionné.